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Le pétrole recule à New York, digérant des chiffres décevants sur les stocks

19/06/2014 09:48 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont ouvert en baisse jeudi à New York dans un marché digérant des chiffres hebdomadaires moins haussiers que prévu sur les stocks de brut aux Etats-Unis, tout en surveillant avec nervosité la situation chaotique en Irak.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet cédait 31 cents, à 105,66 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Si le baril de Brent coté à Londres "reste soutenu par la détérioration de la situation en Irak (...) et le fait que la plus importante raffinerie du pays est assiégée par les insurgés islamistes, le WTI, lui, est sous la pression de fondamentaux spécifiquement américains relativement baissiers", a expliqué Matt Smith de Schneider Electric.

En effet, des chiffres du département américain de l'Energie (DoE) sur les réserves de pétrole aux Etats-Unis au 13 juin, publiés mercredi, ont été interprétés comme des signes d'une demande plus fragile qu'attendu en brut du premier consommateur mondial d'or noir.

Les stocks de brut ont enregistré un recul moins prononcé qu'attendu des stocks cette semaine-là, et les produits raffinés, en particulier les stocks d'essence, se sont accumulés davantage que prévu.

Ces statistiques étaient jugées d'autant plus surprenantes que le pays est entré dans la saison des grands déplacements automobiles qui se traduit traditionnellement par une hausse de la demande en produits pétroliers.

De ce fait, "les prix évoluent dans une fourchette de prix limitée, dans un marché qui s'arme de prudence à l'approche du week-end", a poursuivi John Kilduff de Again Capital.

Sur le front géopolitique cependant, l'escalade des violences se poursuivait en Irak.

La crise irakienne restait un sujet d'angoisse pour les investisseurs qui s'inquiétaient d'informations sur des évacuations du personnel de compagnies pétrolières internationales et qui craignaient à plus ou moins long terme des perturbations de l'offre en brut du deuxième producteur de l'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Facteur d'apaisement cependant, l'armée irakienne a affirmé jeudi avoir retrouvé le contrôle total de la plus importante raffinerie de pétrole du pays, au lendemain d'un assaut lancé par des insurgés sunnites qui tentaient de s'en emparer.

Depuis le 9 juin, les combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), appuyés par des partisans du régime de l'ex-dirigeant Saddam Hussein, renversé par l'invasion américaine de 2003, ont pris le contrôle de la deuxième ville d'Irak, Mossoul, d'une grande partie de sa province Ninive (nord), de Tikrit et d'autres secteurs des provinces de Salaheddine (nord), Diyala (est) et Kirkouk (nord).

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