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Le pétrole monte à New York, dans le sillage de la hausse du Brent

19/06/2014 03:13 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole coté à New York ont fini la séance en hausse jeudi, après une ouverture dans le rouge, dans le sillage de l'envolée des prix du Brent londonien dopé par la détérioration de la situation en Irak.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet s'est apprécié de 46 cents, à 106,43 dollars, sur le New York Mercantile Exchange(Nymex).

Le Brent de Londres évoluait de son côté à des niveaux plus vus depuis début septembre.

Après une ouverture de la séance en baisse sur le marché américain, "les cours sont repartis en hausse, tirés par la hausse du baril de Brent, dans le contexte très tendu pour l'offre existant en Irak et en Ukraine", a remarqué Phil Flynn, de Price Futures Group.

En Irak, l'armée a affirmé jeudi avoir repris le contrôle total de la principale raffinerie du pays à Baïji (200 km au nord de Bagdad) après plus de 24 heures de combats contre les assaillants qui voulaient s'en emparer, selon des responsables et des témoins.

Il s'agit d'un rare succès des forces armées après leur déroute totale aux premiers jours de l'offensive lancée le 9 juin par les insurgés menés par les jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui ont réussi à prendre de larges parties de quatre provinces et sont désormais à une centaine de kilomètres de Bagdad.

En outre, "s'il apparaît que la production de brut irakienne n'a pas été affectée pour l'instant" par la crise, "de nombreuses compagnies pétrolières internationales" ont "évacué leur personnel non-irakien sur le terrain par mesure de précaution", a précisé Sarah Haggas, spécialiste des questions énergétiques chez IHS Energy.

"Et, il n'y a pas que l'Irak", a remarqué M. Flynn, précisant que "l'Ukraine fait toujours face à la coupure du gaz imposée par la Russie, ce qui devrait doper la demande en Brent comme produit énergétique de substitution".

La Russie a coupé lundi le gaz à l'Ukraine après l'échec de leurs négociations sur le prix du gaz russe fourni à l'Ukraine et le remboursement de la dette accumulée par Kiev.

La hausse des prix du WTI a toutefois été limitée par "des fondamentaux spécifiquement américains relativement baissiers", a expliqué Matt Smith, de Schneider Electric.

En effet, des chiffres du département américain de l'Energie, le DoE, sur les réserves de pétrole aux Etats-Unis au 13 juin, publiés mercredi, ont été interprétés comme des signes d'une demande plus fragile qu'attendu en brut du premier consommateur mondial d'or noir.

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