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Le chef de l'Otan dénonce un renforcement de la présence militaire russe à la frontière ukrainienne

19/06/2014 08:49 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a condamné jeudi à Londres un "nouveau renforcement" de la présence militaire russe à la frontière avec l'Ukraine, qu'il a qualifié de "pas en arrière regrettable".

"Je peux confirmer que nous assistons à un nouveau renforcement de la présence militaire russe. Plusieurs milliers de soldats russes sont déployés à la frontière de l'Ukraine et nous constatons des manoeuvres militaires dans le voisinage de l'Ukraine", a-t-il déclaré au cours d'un débat à l'institut de recherches Chatham House à Londres.

"Ce serait un pas positif si ces troupes étaient déployées pour fermer la frontière et arrêter l'arrivée d'armes et de soldats. Mais ce n'est pas ce qu'on constate. Je considère ceci comme un pas en arrière regrettable et il semble que la Russie se ménage l'option d'une intervention plus en profondeur", a-t-il ajouté.

Dans ce cas, "la communauté internationale aurait à répondre de manière plus ferme. Cela impliquerait des sanctions renforcées qui auraient un impact négatif sur la Russie", a conclu le secrétaire général de l'Otan.

Anders Fogh Rasmussen répondait à la question d'un journaliste au sujet d'un renforcement des mouvements de troupes russes à la frontière ukrainienne.

L'Ukraine a annoncé mercredi qu'elle allait ordonner un cessez-le-feu unilatéral à ses troupes dans l'Est séparatiste prorusse et le parlement ukrainien a entériné jeudi la nomination d'un nouveau chef de la diplomatie.

L'Ukraine, qui espère que cette mesure permettra aux rebelles de déposer les armes en dépit de leurs réactions hostiles, devait recevoir jeudi des élus de l'Est où d'âpres combats se poursuivent, dans le cadre de son plan de paix.

Depuis le début d'une opération militaire le 13 avril pour stopper l'insurrection prorusse, les violences ont fait au moins 356 morts et menacent l'unité de cet ex-république soviétique, après le rattachement de la Crimée à la Russie en mars.

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