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Irak: les USA prêts à envoyer jusqu'à 300 conseillers militaires (Obama)

19/06/2014 01:54 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis sont prêts à envoyer jusqu'à 300 conseillers militaires en Irak pour "entraîner, assister et soutenir" les forces irakiennes face aux jihadistes sunnites, a annoncé jeudi le président Barack Obama, qui s'est dit prêt à des frappes ciblées si nécessaire.

Ces conseillers, vraisemblablement issus des forces spéciales, ne seront pas des troupes qui iront au combat, a-t-il prévenu.

Après plus de huit ans de guerre en Irak et près de 4.500 morts, "les forces américaines ne retourneront pas au combat en Irak, mais nous aiderons les Irakiens dans leur combat contre les terroristes qui menacent le peuple irakien, la région et les intérêts américains", a martelé le président américain.

Washington est également prêt à créer des "centres opérationnels conjoints à Bagdad et dans le nord de l'Irak pour partager les renseignements et coordonner la planification" des opérations contre les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Les Etats-Unis ont renforcé ces derniers jours leurs vols de surveillance du territoire irakien, y compris à l'aide de drones et de chasseurs F-18 décollant du porte-avions George H.W Bush, qui croise actuellement dans le Golfe.

Grâce aux renseignements collectés, Washington va être prêt à "une action militaire ciblée et précise si et quand nous déterminerons que la situation sur le terrain l'exige", selon le président.

"Si nous le faisons, nous serons en étroite consultation avec le Congrès, les dirigeants irakiens et ceux de la région", a-t-il promis.

Le président a d'ailleurs annoncé l'envoi "ce week-end" du chef de la diplomatie John Kerry au Moyen-Orient et en Europe pour des consultations sur l'Irak.

Barack Obama a également appelé les dirigeants irakiens à "inclure" toutes les communautés qui composent le pays dans le processus politique pour répondre à la menace de l'EIIL.

"Ce n'est pas à nous de choisir les dirigeants irakiens. Il est clair, cependant, que seuls les dirigeants qui peuvent gouverner en incluant (les différentes sensibilités et religions) peuvent être vraiment en mesure de rassembler les Irakiens et les aider à traverser cette crise", a jugé le président américain.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki doit donc selon lui relever le "défi" de l'ouverture à toutes les communautés: sunnites, chiites et kurdes.

L'Iran, très influent auprès des chiites irakiens, doit lui aussi envoyer un message destiné à toutes les communautés, selon lui.

Les deux gouvernements, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 34 ans, ont parlé du dossier irakien mardi à Vienne, en marge des négociations entre l'Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire de Téhéran.

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