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Irak : les ouvriers indiens ont été enlevés dans un stade de Mossoul (Croissant-Rouge)

19/06/2014 06:35 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Les quarante ouvriers indien enlevés récemment dans le nord de l'Irak l'ont été par des hommes armés dans un stade de Mossoul, deuxième ville du pays, où ils travaillaient, a indiqué jeudi à l'AFP le Croissant-Rouge irakien.

Ces hommes armés ont emmené les ouvriers dans des véhicules lundi mais leur sort et le lieu de leur détention est actuellement inconnu, a dit son président par téléphone depuis Bagdad.

"Nous ne savons pas ce qui leur est arrivé", a déclaré Yaseen Ahmed Abbas qui précise avoir obtenu ces informations de témoins.

"Il est difficile de parler avec les insurgés, il n'y a personne avec qui parler", a-t-il ajouté, précisant ne pas savoir à quel groupe appartient les ravisseurs.

Les enlèvements en Irak sont habituellement revendiqués sur des sites internet reconnus ou via des vidéos sur YouTube, a-t-il dit, "mais aucune information sur l'enlèvement des ouvriers indiens n'a jusque-là été publiée".

Le gouvernement indien a annoncé mercredi que 40 ouvriers indiens d'une entreprise de construction avaient été enlevés à Mossoul, ville prise récemment par des insurgés sunnites menés par des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Aucune demande de rançon n'a été avancée, a indiqué mercredi le ministère des Affaires étrangères.

Le gouvernement indien a indiqué qu'il ne négligerait aucune piste pour retrouver ses concitoyens, a dit jeudi la ministre des Affaires étrangères Sushma Swaraj.

Un ancien ambassadeur en Irak est parti à Bagdad pour coordonner les efforts de recherches et le chef de l'exécutif de l'Etat du Pendjab (nord de l'Inde), dont sont originaires l'essentiel des ouvriers, s'est dit prêt à payer une rançon pour obtenir la libération des ouvriers.

Plusieurs familles ont déclaré à des journaux indiens avoir parlé à leur proche enlevé et que les ravisseurs avaient assuré vouloir les relâcher sains et sauf.

Charanjit Singh a ainsi dit avoir parlé à son frère mercredi "pendant quelques minutes".

"Il m'a dit que lui et les autres ouvriers indiens étaient saufs et n'étaient pas retenus en otage", a dit Singh au quotidien The Hindu.

Les insurgés "ont qu'ils les relâcheraient une fois qu'un officiel du gouvernement ou de l'armée indienne pourrait venir les chercher", a-t-il ajouté.

Environ 10.000 Indiens sont actuellement en Irak, dont une centaine dans les zones en proie aux violences, selon le gouvernement.

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