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Syrie: 9 enfants tués dans le bombardement par l'armée d'un camp de déplacés (ONG)

18/06/2014 12:34 EDT | Actualisé 18/08/2014 05:12 EDT

Douze civils, dont neuf enfants, ont été tués mercredi à l'aube lorsqu'un hélicoptère militaire syrien a bombardé un camp de déplacés près de la frontière avec la Jordanie, a annoncé une ONG.

La plus jeune des victimes est une fillette de 4 ans, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) selon qui sept personnes dont trois femmes avaient également été blessées dans le bombardement qui a visé le camp situé près du village de Shajara.

"Les victimes sont toutes des civils. Il s'agit de personnes ayant fui les violences dans la province méridionale de Deraa" (sud), près de la Jordanie, a précisé le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

Ces bombardements surviennent dans un climat de violences croissantes dans cette province, où les rebelles ont réalisé des avancées ces derniers mois, selon les militants anti-régime locaux.

La guerre qui sévit en Syrie a mis sur la route de l'exil trois millions de réfugiés alors que six millions de personnes sont déplacées dans leur propre pays, certaines vivant dans des camps de fortune le long des frontières.

D'autre part, le raid aux barils d'explosifs mené lundi sur le quartier rebelle de Soukkari à Alep (nord), a fait 60 morts selon un bilan définitif.

L'armée de l'air syrienne bombarde régulièrement les secteurs rebelles dans la province d'Alep, où les raids ont déjà causé la mort de 2.000 personnes, dont 500 enfants, depuis janvier, selon l'OSDH.

"Des hélicoptères ont largué lundi deux barils d'explosifs sur le quartier de Soukkari à Alep", avait auparavant indiqué l'OSDH faisant état dans un premier temps de 25 morts dont des enfants.

Par ailleurs, l'armée a tiré mercredi deux missiles sol-sol sur Waer, dernier quartier de Homs (centre) encore tenu par les rebelles, ont indiqué les militants anti-régime.

Par ailleurs, l'OSDH a exprimé son inquiétude sur le sort de 145 jeunes Kurdes enlevés le mois dernier par les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans la province d'Alep.

"Les habitants et des familles d'étudiants de la ville d'Aïn al-Arab (Kobani en langue kurde) ont dit à l'Observatoire qu'ils craignaient que l'EIIL les oblige à commettre des attentats suicide à l'aide de voitures ou des ceintures explosives", a expliqué cette organisation.

La guerre en Syrie a fait plus de 162.000 morts depuis mars 2011.

ser/sk/feb

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