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Nucléaire: l'Iran espère commencer la rédaction du texte de l'accord final (négociateur)

18/06/2014 01:52 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

L'Iran espère commencer avec les puissances du groupe 5+1, actuellement réunies à Vienne, la rédaction du texte de l'accord final pour mettre fin à 10 ans de crise sur son dossier nucléaire, a déclaré l'un des principaux négociateurs iraniens, cité mercredi par Irna.

"Nous espérons commencer mercredi la rédaction du texte de l'accord final non sur les questions importantes mais sur le cadre général et l'introduction", a déclaré Abbas Araghchi, cité par l'agence officielle Irna, à un groupe de journalistes des médias iraniens à Vienne.

Les négociateurs iraniens et ceux des pays du 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) se sont retrouvés lundi à Vienne et doivent poursuivre leurs négociations jusqu'à vendredi pour tenter d'aplanir les divergences.

"Les discussions se déroulent dans un climat positif et constructif. Les différentes parties sont sérieuses, mais cela ne veut pas dire qu'on cède sur nos positions. Il reste encore beaucoup de chemin jusqu'à un accord acceptable par toutes les parties", a-t-il ajouté, précisant "12 à 13 heures de négociations bilatérales, tripartites et plus générales ont été menées".

Selon l'accord intérimaire, entré en application en janvier, les deux parties ont jusqu'au 20 juillet pour sceller un accord. Dans le cas contraire, l'accord intérimaire peut être prolongé de six mois pour permettre la poursuite des négociations. Selon cet accord, l'Iran a suspendu une partie de ses activités nucléaires contre une levée partielle des sanctions économiques occidentales.

"Nous espérons aboutir à un accord d'ici le 20 juillet (...) Si on y arrive pas d'ici le 20 juillet ce ne sera pas une catastrophe", a expliqué M. Araghchi précisant que la levée des sanctions et l'étendue du programme d'enrichissement d'uranium étaient les questions les plus difficiles.

"La levée des sanctions est une des parties les plus difficiles des négociations. Elles doivent être levées selon un calendrier mais il y a désaccord sur ce calendrier", a-t-il indiqué.

"Il y a aussi désaccord sur le niveau et l'étendue de l'enrichissement d'uranium", a-t-il ajouté.

Il a également affirmé que l'Iran devait "lever les inquiétudes" en ce qui concerne le réacteur à eau lourde d'Arak, actuellement en construction et qui pourra produire à terme du plutonium, et le site souterrain d'enrichissement de Fordo, qui ne peut être détruit par une frappe militaire.

"La différence est que cette fois-ci, il y a plus de transparence. Les divergences et les différentes options pour les régler sont devenues plus claires", a-t-il affirmé.

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