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Les Emirats rappellent leur ambassadeur, dénoncent la politique "confessionnelle" de Bagdad

18/06/2014 10:49 EDT | Actualisé 18/08/2014 05:12 EDT

Les Emirats arabes unis ont annoncé mercredi le rappel pour "consultations" de leur ambassadeur à Bagdad en raison "des graves" développements en Irak et dénoncé la politique du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, jugée "confessionnelle".

Dans un communiqué, le ministère émirati des Affaires étrangères a exprimé sa "profonde inquiétude pour la politique d'exclusion, confessionnelle et de marginalisation" du gouvernement de Bagdad à l'égard d'"une composante importante du peuple irakien", en référence à la minorité sunnite d'Irak.

Les Emirats rejoignent ainsi l'Arabie saoudite, qui avait ouvertement accusé lundi le Premier ministre irakien d'avoir conduit l'Irak au bord du gouffre par sa politique d'exclusion des sunnites et réclamé la formation d'un gouvernement d'entente nationale.

Le gouvernement irakien a réagi mardi en accusant à son tour l'Arabie saoudite de soutenir financièrement les groupes insurgés sunnites menant une offensive en Irak et de s'être rangée du côté du "terrorisme".

M. Maliki, un chiite honni par ces insurgés et plus généralement par la minorité sunnite en Irak, a affirmé que les forces gouvernementales tentaient désormais de stopper l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), après leur déroute aux premiers jours de l'offensive lancée le 9 juin.

Tout en dénonçant "vivement l'EIIL et les autres groupes terroristes" en Irak, le ministère émirati s'est dit "convaincu qu'une sortie de ce sanglant tunnel ne peut passer par davantage de politique d'exclusion et d'orientation confessionnelle".

Elle passe par la formation d'"un gouvernement d'union nationale (...) n'excluant aucune composante du peuple irakien frère et oeuvrant fermement pour préserver l'intégrité territoriale, la sécurité et la stabilité" de l'Irak, souligne le communiqué des Emirats.

tm/feb

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