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Contrat gazier: la Chine paiera une avance de 25 milliards de dollars à Gazprom

18/06/2014 02:34 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

La Chine paiera une avance de 25 milliards de dollars au russe Gazprom pour financer en partie la construction du gazoduc lié au mégacontrat gazier signé avec la Russie en mai, a annoncé le géant gazier mercredi.

"Nous avons obtenu de la partie chinoise le paiement d'une avance avant le début des livraisons d'un montant de 25 milliards de dollars", a déclaré lors d'une conférence de presse le PDG de Gazprom Export et vice-président du géant gazier, Alexandre Medvedev.

Gazprom a signé en mai avec son homologue chinois CNPC un énorme contrat d'approvisionnement gazier estimé à 400 milliards de dollars sur 30 ans, finalisé après une décennie de pourparlers et devant prendre effet à partir de 2018.

Le coût de la construction des infrastructures destinées à la distribution du gaz russe vers la Chine a été estimé par Gazprom à 55 milliards de dollars, pour un volume livré qui augmentera progressivement jusqu'à atteindre 38 milliards de m3 par an.

Le géant public russe a en outre déclaré ne pas exclure la fourniture de gaz naturel liquéfié (GNL) à la Chine en plus des livraisons classiques.

"Nous ne renonçons pas à de possibles livraisons de GNL à la Chine malgré la signature du contrat sur les livraisons par le biais de gazoducs", a indiqué M. Medvedev.

Le groupe prévoit de construire une usine de liquéfaction de gaz à Vladivostok, ville portuaire du Pacifique, qui pourrait entrer en activité entre 2019 et 2022, selon Alexandre Medvedev.

Gazprom a également indiqué avoir signé le contrat définitif avec l'indien Gail pour la livraison de GNL pouvant atteindre jusqu'à 3,5 milliards de tonnes par an sur 25 ans, sans préciser son montant.

Le géant gazier russe a plusieurs fois annoncé son intention d'accroître ses livraisons vers l'Asie, marché gigantesque où les prix sont relativement élevés, alors qu'il entretient des relations de plus en plus tendues avec ses clients européens.

Il a décidé lundi de cesser ses approvisionnements vers l'Ukraine, au risque de menacer l'approvisionnement de l'Union européenne si la crise dure jusqu'à l'automne.

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