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Afrique du Sud: forte poussée de l'inflation à 6,6% en mai

18/06/2014 04:36 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

La hausse des prix à la consommation en Afrique du Sud a atteint 6,6% en rythme annuel en mai, au-dessus de la fourchette tolérée par la Banque centrale, après 6,1% en avril, a indiqué mercredi l'agence nationale des statistiques.

Cette nouvelle accélération de l'inflation a été notamment nourrie par les prix de l'alimentation dont les étiquettes affichaient 8,8% de hausse par rapport à mai 2013, selon Stats SA.

Sur un mois, les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% en mai.

Maigre soulagement pour les consommateurs sud-africains, les prix du transport ont légèrement diminué en mai, principalement grâce à une baisse des tarifs à la pompe. Mais sur un an, ils affichent une hausse de 8,9% et l'essence coûte 14,3% de plus qu'en mai 2013.

L'Afrique du Sud avait déjà enregistré en juillet et août 2013 une poussée d'inflation supérieure à la limite fixée par la banque centrale, avant une période de relative modération qui n'aura été que de courte durée.

La hausse des prix dépasse désormais à nouveau depuis avril la fourchette fixée par la Banque centrale sud-africaine, qui a fixé un objectif d'inflation compris entre 3% et 6% mais constate que "les pressions inflationnistes s'intensifient ces derniers mois", dans son dernier bulletin trimestriel également publié mercredi.

C'est une mauvaise nouvelle pour l'économie sud-africaine, déjà en panne de croissance, car l'inflation va peser sur les négociations salariales annuelles et alimenter le risque de grèves.

Dans son bulletin trimestriel, la Banque centrale a révisé ses prévisions d'inflation.

Une décélération reste attendue, mais pas avant 2016.

L'inflation moyenne en Afrique du Sud devrait atteindre 5,9% en 2016, après une hausse moyenne de 6,1% en 2014 comme en 2015, alors que la banque centrale tablait sur une décrue des prix à la consommation dès l'an prochain.

"Le risque de hausse pesant sur la prévision nationale d'inflation reste élevé", a souligné la banque centrale, notamment en raison du potentiel de hausse des prix de la nourriture mais aussi du taux de change défavorable du rand, la monnaie nationale.

Le rand est remonté "à la marge" face au dollar depuis février mais reste "vulnérable" selon la Banque centrale, tant face aux évolutions internationales et qu'aux facteurs intérieurs, grèves prolongées et approvisionnement électrique sous contrainte.

clr/jmc

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