POLITIQUE

Les militants du Bloc Québécois choisissent leur chef cette semaine

10/06/2014 02:41 EDT | Actualisé 10/08/2014 05:12 EDT
PC

Le gagnant de la course à la direction du Bloc Québécois sera dévoilé samedi à Montréal. Sa première tâche sera de se préparer pour la prochaine élection et de trouver les 78 candidats pour représenter chaque circonscription du Québec.

D'après un reportage de Daniel Thibeault Twitter Courriel

La pente à remonter est grande pour le Bloc Québécois et les candidats ne se bousculent pas aux portes. À preuve, la course à la direction du parti n'a attiré que deux aspirants peu connus du grand public:

  • André Bellavance, actuel député bloquiste de la région de Richmond-Arthabaska, qui propose la continuité du parti
  • Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, qui veut mettre l'indépendance à l'avant plan

Pas d'inquiétudes à avoir selon Louis Plamondon, un des quatre rescapés de la dernière élection. Le député de Bas-Richelieu-Bécancour est convaincu que l'effet Layton s'est estompé et que les Québécois sont prêts à revenir vers son parti.

Il affirme également « qu'à peu près 30% des comtés sont financièrement très solides et organisés ».

Un mouvement qui se questionne

En pleine crise du mouvement souverainiste, les bloquistes désillusionnés ne veulent pas mettre d'huile sur le feu, mais plusieurs concèdent en privé ce que l'ex-bloquiste Stéphane Tremblay révélait récemment à l'émission Les Coulisses du pouvoir : « les intérêts du Québec peuvent être défendus, mais là où ultimement le Québec peut être mieux représenté, c'est quand il siège au pouvoir et quand il est au conseil des ministres ». Une opinion que ne partage pas Johanne Deschamps, candidate défaite en 2011. Elle songe même à se représenter.

Un peu à l'image du Parti Québécois, le Bloc est aux prises avec la pertinence de mettre l'indépendance du Québec de l'avant. Dans Hochelaga-Maisonneuve, Jessie, un militant, a son opinion sur le sujet : « c'est facile de prêcher l'indépendance dans une salle vide, mais ça ne donne rien, il faut gagner la confiance des gens. »

Sauf qu'à plus d'un an des prochaines élections fédérales, le Bloc Québécois semble loin du but. Les sondeurs lui donnent aujourd'hui 21 % des intentions de votes, ce qui représente presque trois points de moins qu'en 2011.

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