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Soudan: 110 rebelles tués dans des combats au Kordofan-Sud (armée)

09/06/2014 03:52 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

L'armée a repoussé lundi un assaut des rebelles contre une région de l'Etat du Kordofan-Sud tuant 110 d'entre eux dans les combats, a annoncé un porte-parole militaire, un bilan démenti par les insurgés.

Quatre soldats ont été tués dans la bataille, a ajouté le porte-parole dans un communiqué de l'armée, qui donne rarement des bilans de victimes dans son conflit avec les rebelles de la branche Nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) au Kordofan-Sud, dans le sud du Soudan.

Le SPLM-N a confirmé l'assaut mais a nié la mort de 110 de ses combattants, faisant état de trois morts et 15 blessés dans ses rangs.

L'assaut rebelle a visé la région d'Al-Atmur, où une base militaire avait été reprise par les troupes gouvernementales le 6 juin. Les rebelles se servaient de cette base pour lancer des attaques avec des obus de mortier sur Kadougli, la capitale du Kordofan-Sud, à quelque 45 km de là selon l'armée.

"Les forces armées ont repoussé un assaut des rebelles qui voulaient pénétrer dans la région d'Al-Atmur libérée par l'armée", a indiqué le porte-parole militaire, Sawarmi Khaled Saad, dans un communiqué cité par l'agence officielle Suna.

"Au bout de trois heures de combats les soldats ont réussi à les refouler, en tuant 110 parmi eux et en blessant un grand nombre", a-t-il ajouté.

Le porte-parole du SPLM-N, Arnu Lodi, a en revanche affirmé que les rebelles avaient réussi à "prendre une partie d'Al-Atmur" et que les combats se poursuivaient dans le secteur.

Il a ajouté que les rebelles "voulaient aussi marcher sur Kadougli", en faisant état de "bombardements à l'artillerie lourde menés par les rebelles contre des cibles militaires" dans la capitale de l'Etat et dans Al-Atmur.

Selon le porte-parole rebelle, "un grand nombre de soldats ont été tués et blessés à Al-Atmur".

Un conflit oppose depuis trois ans au Kordofan-Sud le pouvoir aux rebelles qui s'estiment politiquement et économiquement marginalisés par le régime du président Omar el-Béchir.

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), les civils continuent de faire les frais de ces combats "avec davantage de personnes déplacées et de structures civiles touchées dans les secteurs tenus par le SPLM-N".

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