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Mondial-2014: grève et criminalité défis N.1 du gouvernement brésilien

09/06/2014 12:12 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

La criminalité et les mouvements sociaux dans les douze villes brésiliennes qui accueillent le Mondial de football (12 juin-13 juillet) représentent les deux principaux casse-tête pour les autorités du pays, a annoncé lundi l'institut de recherches IHS basé à Londres.

"Les syndicats et la peur des mouvements de grèves sont devenus un vrai-casse tête pour le gouvernement brésilien", a déclaré Carlos Caicedo, analyste en charge de l'Amérique Latine chez IHS.

En janvier dernier, à l'issue d'une grève, les éboueurs de Rio de Janeiro avaient obtenu une augmentation de 30% de leur salaire.

"Depuis, les employés du gouvernement fédéral, les chauffeurs de bus et de train ou encore les professeurs menacent de se mettre en grève", a-t-il ajouté.

Des menaces mises à exécution par les employés du métro de Sao Paulo qui ont entamé leur 5e jour de grève pour revendiquer 12,2% de hausse des salaire.

L'autre problème majeur que doit affronter le gouvernement pendant cet évènement sportif est la criminalité dans la rue.

Les villes sont réparties en trois catégories: "Celles avec un gros risque de vol, celles avec un gros risque de vol et de perturbations sociales, et celles avec un risque plus faible de vol et de mouvements sociaux", a détaillé Laurence Allan, analyste chez IHS.

Fortaleza, Salvador et Recife, villes situées au nord du Brésil, ont par exemple un taux très élevé en matière de vol et de vol à main armée, a souligné l'étude.

Le rapport a également montré que le budget alloué à la sécurité était de 840 millions de dollars (617 millions d'euros), soit un montant cinq fois supérieur à celui de la dernière Coupe du monde de football organisée en Afrique du Sud en 2010.

170.000 agents de sécurité seront déployés dans les 12 villes hôtes de la compétition.

Le Brésil affrontera la Croatie, jeudi, lors du match d'ouverture à Sao Paulo.

sds/dh/sk

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