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Mondial-2014: Fred, le but de l'homme-but

09/06/2014 05:10 EDT | Actualisé 08/08/2014 05:12 EDT

"Je vais donner ma vie pour aider la sélection" à atteindre son but lors de la Coupe du monde, affirme Fred qui a passé son existence à mettre des buts, du Cruzeiro au Fluminense en passant par Lyon.

L'avant-centre se trouve devant le plus grand défi de sa carrière: conduire l'attaque brésilienne au titre mondial à domicile.

A 30 ans, l'attaquant n'avait pas vraiment convaincu lors de son passage en Europe, à Lyon (2006-2009), signant 34 buts en 87 matches de championnat de France. Pas infamant mais pas assez pour faire oublier un prédécesseur brésilien, Sonny Anderson.

Mais à l'inverse d'Anderson, qui n'avait pas été prophète en son pays, Fred a su s'installer comme l'avant-centre de la seleçao en n'insistant pas sur le vieux continent pour devenir l'artilheiro (artilleur) de Fluminense, où il joue depuis 2009, avec pas moins de 74 buts en 119 matchs de championnat.

Il a su convaincre Luis Felipe Scolari qu'il était l'homme de la situation et, malgré quelques mauvaises passes, le coach brésilien lui fait une confiance presque aveugle. A la surprise des observateurs européens, qui n'arrivent pas à comprendre comment cet attaquant loin d'avoir le talent d'un Ronaldo ou d'un Romario a pu convaincre Scolari de lui confier le 9 brésilien.

- 'Parfois on crie' -

"Dieu merci, +Felipao+ a pris en main la sélection et il aime cette position d'avant centre", souffle Fred, qui n'était pas dans les petits papiers de l'ancien sélectionneur Mano de Menezes. Avec Scolari, Fred a réussi à étendre en sélection son efficacité avec "Flu": sous le maillot auriverde, Fred a marqué 17 fois en 34 matchs et été le meilleur buteur de la Coupe des Confédérations. Renard des surfaces et opportuniste, il arrive à transformer les occasions, même quand elles sont rares.

Mais surtout, le sélectionneur et son attaquant sont sur la même longueur d'ondes. "Felipao m'a donné sa confiance, même dans les moments difficiles", rappelle-t-il. En échange, Fred travaille plus qu'on ne le pense sur le front de l'attaque pour ouvrir des brèches à Neymar: "Il (Scolari) me demande de m'agiter beaucoup dans la surface, d'aider les autres".

Ses appels et sa présence coincent les défenseurs, qui laissent ensuite plus de place à la star de la sélection.

"On parle aussi beaucoup sur le terrain avec Neymar et Hulk. Parfois on crie. Ils peuvent me dire: +Viens pas par ici, laisse de l'espace+. C'est important de discuter quand on sait que ca peut se jouer sur un détail", explique l'attaquant.

- Voitures de luxe -

"L'avant-centre est le plus près du but. L'équipe cherche ce point de référence. Je dois être là dans les moments compliqués", ajoute-t-il, précisant que son jeu pèse notamment face à des équipes fermées, ce qui risque "d'être le cas au Mondial".

Fred, amateur de voitures de luxe, a trouvé la maturité pour accepter qu'il n'est pas une grosse cylindrée technique: "Je dois m'améliorer sous plusieurs aspects. Chacun a ses caractéristiques, je respecte les miennes et aussi mes limites, mais j'essaie de faire du mieux pour aider la sélection, d'une manière ou d'une autre".

"J'aimerais bien marquer en dribblant mais... ", ironise-t-il.

S'il est aujourd'hui un joueur mûr et expérimenté, Fred a gardé une partie de son âme d'enfant: "Depuis que je suis petit, je cherche à marquer des buts. Je veux en marquer au Mondial, mais l'objectif reste le titre. J'ai rêvé toute ma vie de jouer une Coupe du monde, et là j'ai l'occasion de jouer la Coupe, en plus au Brésil". N'en déplaise aux sceptiques européens.

pgf/ol

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