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Le Pont des Arts à Paris, plombé par les "cadenas d'amour", de nouveau ouvert

09/06/2014 07:46 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

Le célèbre Pont des Arts qui enjambe la Seine à Paris a rouvert dès dimanche soir après avoir été brièvement fermé en raison de l'effondrement d'un pan de son grillage sous le poids de milliers de "cadenas d'amour", a indiqué la mairie lundi.

"Les deux grilles qui se sont affaissées ont été remplacées temporairement par des planches de bois", a-t-elle précisé à l'AFP.

L'incident s'était produit dimanche en fin d'après-midi. Quelque 2,40 m de grillage s'étaient effondrés sur la passerelle. Le Pont des Arts, une passerelle piétonne qui enjambe la Seine au niveau du Louvre et offre une des plus jolies vues de Paris, avait été immédiatement évacué et fermé.

Personne n'a été blessé et il n'y pas de risques "que ce type d'accident soit grave", a souligné l'adjoint en charge de la Culture Bruno Julliard, "car la barrière en elle-même n'est pas impactée, seuls des grillages qui lui sont adossés se sont affaissés".

Dans son programme, la nouvelle maire socialiste Anne Hidalgo avait annoncé vouloir proposer des "alternatives à la fois artistiques, solidaires et écologiques" au phénomène des "cadenas d'amour" qui a pris une dimension exponentielle à Paris comme dans d'autres villes touristiques à travers le monde.

Les "cadenas d'amour", que des couples d'amoureux viennent fixer le long du parapet d'un pont pour sceller leur union avant de jeter la clé dans le fleuve, ont fait leur apparition à Paris en 2008. Après le Pont des Arts, ils ont gagné d'autres ponts de la capitale française et sont en train de conquérir des quartiers où les touristes s'aventurent encore rarement.

Deux Américaines amoureuses de Paris ont lancé en mars une pétition pour réclamer l'enlèvement des cadenas, qui selon elles ont "enlaidi" le Pont des Arts. Plus de 7.400 personnes l'ont signée, selon un décompte publié lundi sur son site.

"Lorsque Anne Hidalgo m'a demandé de m'occuper de ce problème, on a été l'objet de sarcasmes", a relevé lundi Bruno Julliard. "Ce dernier événement vient renforcer notre conviction qu'il y a une vraie nécessité de trouver une alternative".

caz/ger/nou/ros

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