NOUVELLES

La CPI confirme les charges contre le Congolais Bosco Ntaganda pour crimes de guerre

09/06/2014 10:57 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

La Cour pénale internationale (CPI) a indiqué lundi avoir confirmé les charges contre l'ancien chef de guerre Bosco Ntaganda, accusé de crimes commis dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), le renvoyant ainsi en procès.

Les juges "ont confirmé à l'unanimité les charges portées contre Bosco Ntaganda, à savoir 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité", a indiqué la Cour dans un communiqué.

Les juges ont donc "renvoyé Bosco Ntaganda devant une chambre de première instance pour y être jugé sur la base des charges confirmées", a ajouté la CPI.

Surnommé "Terminator" car réputé sans pitié, Bosco Ntaganda est accusé d'avoir joué un rôle central dans les crimes "ethniques" commis dans l'est de la RDC en 2002 et 2003.

M. Ntaganda doit répondre de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis par les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), dont il était le chef militaire.

Milice à prédominance Hema, les FPLC combattaient principalement l'ethnie rivale Lendu pour le contrôle de l'Ituri, région riche en ressources naturelles, notamment de l'or, et en proie à des violences ayant fait quelque 60.000 morts depuis 1999.

Il est également soupçonné d'avoir lui-même violé et réduit en esclavage sexuel des jeunes filles de moins de 15 ans.

"Les juges ont conclu à l'existence d'une attaque généralisée et systématique lancée contre la population civile (...) ayant pour but d'attaquer des civils perçus comme étant non-hema", a souligné la Cour.

Ils estiment également que les crimes reprochés à Bosco Ntaganda ont notamment été commis lors de deux événements précis : des attaques en novembre et décembre 2002 dans la collectivité de Banyali-Kilo et en février 2003 dans la collectivité de Walendu-Djatsi, selon la même source.

Alors qu'il était un des chefs de guerre les plus recherchés de la région des Grands Lacs, Bosco Ntaganda, 41 ans, avait été en mars 2013 le premier à se livrer à la CPI, où plusieurs autres Africains sont écroués.

mbr/sba

PLUS:hp