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Roland-Garros - Et de neuf pour l'invincible Rafael Nadal

08/06/2014 12:54 EDT | Actualisé 08/08/2014 05:12 EDT

Rafael Nadal a poursuivi son extraordinaire série à Roland-Garros, en remportant dimanche pour la neuvième fois le tournoi parisien, après une finale où il s'est montré plus solide physiquement et mentalement que Novak Djokovic, battu en quatre sets 3-6, 7-5, 6-2, 6-4.

L'Espagnol est ainsi devenu le premier joueur à s'imposer cinq fois de suite à Paris, et également le premier à gagner neuf fois le même tournoi du Grand Chelem. Aucun autre joueur n'a gagné plus de sept fois le même Majeur.

Après avoir échoué en finale de l'Open d'Australie, vaincu par une douleur au dos, le Majorquin égale l'Américain Pete Sampras, en décrochant son 14e titre du Grand Chelem. A 28 ans, il se rapproche à grands pas du record (17) du Suisse Roger Federer.

Nadal, plus que jamais, apparaît invincible à Paris, où il ne compte qu'une défaite en 67 matches. Elle lui avait été infligée en 2009 par le Suédois Robin Söderling, alors qu'il était diminué par des douleurs aux genoux. Depuis, il a gagné 35 matches d'affilée à la Porte d'Auteuil.

Djokovic, qui lui aurait repris la place de N.1 mondial en cas de victoire, a subi sa troisième défaite d'affilée sur la terre battue parisienne face à Nadal. Il avait déjà été battu en finale en 2012 et en demi-finale l'an passé.

Le Serbe, le seul joueur à avoir vraiment mis à mal la domination de Nadal ces trois dernières années, abordait en confiance cette rencontre. Il avait battu l'Espagnol lors de leurs quatre dernières finales, le plus récemment à Rome à la mi-mai.

Mais le N.2 mondial, qui n'a toujours pas gagné Roland-Garros, le seul tournoi du Grand Chelem manquant encore à son palmarès, n'a pas offert le visage du combattant, sûr de lui et inépuisable, qu'on lui connaît habituellement.

Il est apparu très tendu tout au long de cette finale qui, à l'image d'un tournoi à l'encéphalogramme assez plat, n'aura pas atteint les sommets auxquels ces deux joueurs ont l'habitude d'évoluer quand ils se croisent.

- Une dernière double faute -

L'un et l'autre ont commis des erreurs grossières, rarissimes de leur part, et ils n'ont jamais joué tous les deux en même temps à leur meilleur niveau.

Djokovic s'est adjugé le premier set en profitant d'énormes bévues en coup droit sur les points importants de Nadal. Lors de ses huit conquêtes précédentes à Paris, l'Espagnol n'avait perdu que deux fois la première manche, en 2005 et 2006.

Mais cet avantage, plutôt que libérer le Serbe, a paru l'inhiber un peu plus. Il a concédé le premier le break (4-2) dans le deuxième set. Nadal, parfois fragile mentalement quand il joue Djokovic, lui a cependant rendu la pareille sur le jeu suivant.

Très offensif et déterminé à ne pas se laisser entraîner dans des échanges trop longs jusque-là, le Serbe a lentement commencé à reculer. Une double faute et une erreur en coup droit l'ont fait craquer au pire moment.

Djokovic, qui n'avait connu que deux défaites jusque-là cette année, a dès lors nettement accusé le coup, tant mentalement que physiquement. Il a montré un langage du corps très négatif et a paru affecté par la chaleur.

L'infatigable Espagnol, avec son coup droit lifté résonnant à plein volume, a vite mené 3-0, puis a écarté sans sourciller les deux balles de débreak que s'est procurées son adversaire dans la troisième manche.

Nadal a encore pris les devants dans le quatrième set. Djokovic s'est accroché pour revenir à 4-4. Mais un peu à l'image de cette finale pas entièrement convaincante, le Serbe a fini par céder sur une dernière double faute.

cyb/chc

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