NOUVELLES

La croissance du Japon a atteint 1,6% au 1er trimestre avant une hausse de taxe (données révisées)

08/06/2014 08:27 EDT | Actualisé 08/08/2014 05:12 EDT

La croissance du Japon a atteint 1,6% au premier trimestre, dopée par de robustes dépenses des ménages avant une hausse de la taxe sur la consommation, d'après des données révisées publiées lundi par le gouvernement.

Le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale a donc augmenté encore plus vite qu'annoncé dans des données préliminaires publiées mi-mai, selon lesquelles il avait grimpé de 1,5% par rapport au quatrième trimestre 2013.

D'après le gouvernement, la consommation des ménages a été encore plus vigoureuse qu'envisagé au départ, s'élevant de 2,3% entre janvier et mars par rapport à la période d'octobre à décembre.

Les Japonais se sont empressés d'acheter toutes sortes de biens durables (voitures, appareils électroniques et électroménagers) et consommables (articles alimentaires, de toilettes et d'entretien), tant que la taxe sur la consommation n'était que de 5%. Le 1er avril, elle est passée comme prévu à 8%, une décision du gouvernement pour soulager le système de protection sociale et contenir l'envolée de la dette publique.

Autre raison de la légère révision à la hausse des statistiques préliminaires, les entreprises, encouragées par cette frénésie acheteuse, ont encore plus augmenté leurs investissements qu'estimé initialement (+7,6% d'un trimestre sur l'autre, hors immobilier).

L'archipel ne pourra toutefois pas maintenir le rythme de sa croissance, qui a été renforcée par cet élément fiscal exceptionnel au premier trimestre. Des statistiques publiées fin mai ont déjà fait apparaître une nette baisse des dépenses des ménages au mois d'avril (par rapport au même mois de 2013), les clients réduisant fortement leurs dépenses après les avoir enchaînées en début d'année.

Les économistes prévoient une baisse du PIB du Japon au deuxième trimestre (avril-juin) mais, au-delà, ils estiment que l'important va résider dans la capacité de l'économie à rebondir des quelques semaines difficiles attendues par tous après la hausse de la pression fiscale. Les indicateurs relatifs à l'activité de la fin du printemps et de cet été seront scrutés en conséquence.

pn/mpd

PLUS:hp