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Colombie/Farc: accord pour une commission vérité sur les victimes

08/06/2014 01:03 EDT | Actualisé 07/08/2014 05:12 EDT

La guérilla des Farc et le gouvernement colombien se sont mis d'accord samedi à La Havane pour établir les bases d'une commission vérité sur la question délicate des victimes du conflit armé, dans le cadre de leurs pourparlers de paix.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, guérilla marxiste) ont également décrété une trêve de leurs actions armées pour le second tour de l'élection présidentielle le 15 juin, comme il l'avait déjà fait pour le premier.

Reconnaissance de toutes les victimes du conflit et de la responsabilité des adversaires; respect des droits des victimes et de leur participation aux discussions; recherche de la vérité; réparations aux victimes et garanties de protection et de sécurité figurent au nombre de ces principes.

Des assurances que les conditions à l'origine du conflit et de ses victimes ne se reproduiront pas, le principe de la réconciliation entre tous les Colombiens et la prise en compte des droits des victimes seront également abordés au cours des tractations.

Ces accords figurent dans un communiqué commun lu à la presse au Palais des Congrès de La Havane, où se déroulent les négociations de paix depuis novembre 2012, en présence des deux délégations, de représentants de Cuba et de la Norvège, garants des pourparlers également suivis par le Nicarague et le Chili.

Les deux parties sont tombées d'accord sur des mécanismes visant à accélérer le processus, notamment avec l'accueil d'une première délégation de victimes à la table des négociations à La Havane, "afin qu'elles présentent leurs propositions et leurs attentes".

"Cette délégation sera constituée de sorte à garantir une représentation plurielle et équilibrée des différentes victimes, et des divers faits qui ont eu des victimes pour conséquence, sans prétendre qu'une délégation puisse représenter les millions de victimes générées par le conflit armé", ont indiqué les parties.

"Ce que nous annonçons aujourd'hui constitue un pas en avant historique visant à mettre les victimes au coeur du processus", a déclaré le chef de la délégation officielle, l'ex-vice-président Humberto de la Calle. "Ces principes sont sans précédent en Colombie et dans n'importe quel autre processus de paix", a-t-il souligné.

"Nous faisons nos premiers pas sur un terrain miné par les difficultés et d'énormes incompréhensions", a de son côté relevé le chef de la délégation des Farc, Ivan Marquez.

La date de la prochaine série de négociations au cours de laquelle sera abordée la question des victimes n'a pas encore été fixée.

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