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Roland-Garros - Benneteau et Roger-Vasselin trente ans après

07/06/2014 03:40 EDT | Actualisé 07/08/2014 05:12 EDT

Les Français Julien Benneteau et Edouard Roger-Vasselin ont remporté samedi le double messieurs de Roland-Garros en dominant la paire espagnole composée de Marcel Granollers et Marc Lopez en deux manches 6-3, 7-6 (7/1).

C'est la première fois depuis le succès de Yannick Noah et Henri Leconte en 1984 que des joueurs hexagonaux s'imposent dans cette épreuve.

L'an passé, Nicolas Mahut et Michaël Llodra s'étaient cassé les dents en finale sur les redoutables Américains Bob et Mike Bryan.

Benneteau avait déjà remporté 9 titres en double et une médaille de bronze olympique tandis qu'il s'agit du huitième trophée pour Roger-Vasselin. C'est la première fois de leur carrière que les deux hommes remportent un tournoi du Grand Chelem.

"C'est un bonheur de gamin, c'est exceptionnel. Il n'y a pas de mots pour décrire cela. En plus c'est une victoire devant la famille et les amis", a réagi sous l'émotion Roger-Vasselin avant de recevoir la coupe des mains de Leconte.

Les deux joueurs hexagonaux ont eu droit à une chaleureuse "Marseillaise" chantée par le public.

Poussés par leurs supporteurs du court central, Benneteau et son compère ont attaqué la partie pied au plancher, se créant de multiples occasions de break (8 au total dans la première manche) dès le deuxième jeu de service de leurs adversaires.

Les joueurs espagnols tenaient bon mais ce n'était que partie remise pour les Français qui allait réussir à les faire plier en étant plus mordants sur les retours de service.

Dans le deuxième set, les Français prenaient une option sur la victoire finale en breakant d'entrée Granollers et Lopez. Mais les deux espagnols, sacrés en 2012 lors du Tournoi des maîtres à Londres, allaient revenir progressivement dans la partie en matraquant les Français à la volée.

Ils chipaient un jeu de service au Français pour égaliser à 3 partout. Les Français redoublaient d'efforts mais leurs adversaires ne voulaient pas lâcher prise.

Il fallait attendre le tie break pour voir définitivement s'envoler Benneteau et Roger-Vasselin. Se sentant pousser des ailes dans ce jeu décisif, les Tricolores, qui avaient vécu ensemble la qualification de l'équipe de France en demi-finale de la Coupe Davis cette année, n'allaient laisser aucune chance à Granollers et Lopez.

ll/jgu

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