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Liban: préparatifs pour une conférence de soutien à l'armée à Rome

07/06/2014 11:52 EDT | Actualisé 07/08/2014 05:12 EDT

Une conférence de soutien à l'armée libanaise prévue à la mi-juin à Rome vise à l'aider à faire face aux répercussions du conflit en Syrie voisine, a affirmé samedi la chef de la diplomatie italienne Federica Mogherini en visite à Beyrouth.

Mme Mogherini, en déplacement dans la capitale pour préparer cette conférence internationale qui se tiendra le 17 juin, a souligné l'importance du soutien à l'armée "en tant qu'instrument de sécurité dans un pays qui connaît un conflit à ses frontières".

"Il est prioritaire non seulement pour la région, mais aussi pour la communauté internationale, de faire en sorte que ce conflit n'ait pas d'implications de sécurité majeures sur le Liban", a poursuivi la ministre qui s'exprimait en français lors d'une conférence de presse avec son homologue libanais Gebrane Bassil.

La conférence sera une occasion pour les pays participants --dont le nombre est encore inconnu-- "de traduire le soutien politique en soutien réel à travers des plans d'armement, d'entraînement et d'aides sous de multiples formes", a précisé le ministre libanais sans élaborer.

Pays de quatre millions d'habitants accueillant plus d'un million de réfugiés syriens, le Liban a connu une série d'attentats, d'affrontements confessionnels et d'autres violences liées au conflit syrien.

Le pays est divisé entre partisans et détracteurs du régime de Bachar al-Assad. Le puissant Hezbollah chiite, seul parti libanais armé, combat les rebelles aux côtés de l'armée syrienne, ce qui provoque l'ire des adversaires de M. Assad au Liban comme en Syrie.

La situation de sécurité dans le pays s'est toutefois stabilisée depuis la formation d'un gouvernement "d'intérêt national" auxquels participent les deux camps rivaux fin mars.

Outre la mission de défense, l'armée au Liban est également en charge du maintien de l'ordre aux côtés de la police, et a dû intervenir lors des violences confessionnelles exacerbées ces derniers mois par le conflit syrien.

Elle est faiblement équipée en armement modernes, et ne dispose que de transports de troupe américains, de chars soviétiques et de canons mais n'a pas d'hélicoptère de combat.

L'institution militaire, multiconfessionnelle, a reçu ces dernières années des aides de la France et des Etats-Unis, mais jamais d'armes lourdes.

En décembre, elle a reçu l'engagement de l'Arabie saoudite de lui octroyer trois milliards de dollars afin qu'elle puisse se procurer des armes françaises.

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