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Rory MacDonald, étoile montante de l'Ultimate Fighting Championship (ENTREVUE)

06/06/2014 05:11 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:11 EDT
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Plusieurs l’ont désigné comme le successeur de Georges St-Pierre. À tout juste 24 ans, l’Albertain Rory MacDonald est déjà une étoile montante de l’Ultimate Fighting Championship (UFC). Ambitieux, il ne cache pas sa volonté de conquérir le prestigieux titre de son coéquipier du gymnase Tristar, dans le nord-ouest de la métropole.

«Me battre me rend heureux. Je suis jeune, j’ai plein d’années devant moi. Mon prochain combat va déjà me placer en bonne position…je veux la ceinture!», a lancé l’athlète originaire de la Colombie-Britannique vendredi, lors d’une journée médiatique.

Malgré tout, pas question de s’ajouter un poids supplémentaire sur les épaules pour le combattant actuellement classé #2 par l’UFC chez les poids mi-moyens (170 lb).

«Je n’aurais jamais affronté Georges. Et je ne ressens pas plus de pression depuis qu’il a pris sa pause. Au fait, je ne savais pas qu’il annoncerait ça après sa victoire contre Johny Hendricks», a-t-il assuré.

«De son côté, il est dans une position où il peut faire ce qu’il veut. Il peut aussi bien choisir un super combat ou encore se retirer, a-t-il continué. Il a fait beaucoup dans ce sport et je suis convaincu qu’il va faire ce qu’il y a de mieux pour lui.»

Un rival de taille

Le prochain test pour MacDonald (16-2) en sera un vrai.

En demi-finale de l’événement UFC 174 à Vancouver, le 14 juin, il affrontera le dangereux cogneur américain Tyron Woodley (13-2). Ce dernier est classé #3 par l’UFC chez les mi-moyens.

«Woodley a été impressionnant lors de sa dernière présence dans l'octogone (gain par T.-K.-O. sur Carlos Condit). Il m’a surpris: je croyais que Condit l’emporterait. C’est un bon lutteur, fort et explosif, a évalué le protégé de l’entraîneur montréalais Firas Zahabi. Je vais faire mon combat et dominer. Je ne me concentre pas sur ses forces et faiblesses, mais plutôt sur le boulot que j’ai à faire.»

S’il sort vainqueur de son face-à-face, Rory MacDonald serait à une ou deux sorties d’une chance à la couronne appartenant maintenant au Texan Johny Hendricks. D’ici là, il aimerait bien venger les deux taches à sa fiche.

«J’aimerais me rebattre avec Carlos Condit et Robbie Lawlor, a-t-il mentionné. Mais je n’ai aucun regret. Ces défaites m’ont amélioré et ont fait de moi un meilleur artiste martial.»

Deux Québécois en action

Deux Québécois seront également sur la carte de l’UFC 174. Valérie Létourneau (5-3) y fera ses débuts avec l’organisation, tandis qu’Yves Jabouin (19-9) tentera de percer le top 10 du classement de l’UFC chez les poids coqs (135 lb).

Le Montréalais âgé de 35 ans fera face à l’Américain Mike Easton (13-4). Ce dernier est classé huitième par l’UFC, tandis que le pugiliste fleurdelisé ne figure pas dans le classement.

«Easton a peut-être perdu ses trois derniers duels…mais il vient de perdre contre TJ Dillshaw, qui lui vient de passer sur le corps du champion du monde (Dillishaw a ravi le titre de champion au Brésilien Renan Barao)», a avancé le gladiateur d’origine haïtienne.

«Il est tough et il a de l’expérience. C’est de la dure compétition à l’UFC. En battant un gars du top 10, je réussirai à me glisser dans ce classement, qui est aussi difficile à percer qu’un mur de brique», a-t-il poursuivi.

Même s’il a échappé sa dernière bataille (par T.-K.-O. contre Eddie Wineland), l’homme surnommé «Tiger» croit encore en ses chances.

Et ce qu’il a retenu de la chute des plus grands champions du sport, c’est que tout peut arriver dans l’octogone.

«GSP, Anderson Silva et Renan Barao ont tous connu un règne suprême. Ils ont dominé et semblaient invincibles. On en vient à oublier qu’ils ont deux bras et deux jambes comme tout le monde, a-t-il souligné. Or, quand on voit un gars comme l’un d’eux se faire battre, ça nous rappelle qu’à n’importe quel moment, n’importe qui peut perdre. Un bon coup bien placé et n'importe quel humain peut tomber.»

Par ailleurs, dans le coin d’Yves Jabouin se trouve un homme de confiance en la personne de Firas Zahabi.

Cette confiance est tellement grande que le bagarreur professionnel lui confie même ses enfants!

«J’ai un garçon et deux filles. Les trois sont inscrits dans la classe d’arts martiaux mixtes (AMM) pour enfants de Firas», a confié Jabouin, tout sourire.

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