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Libye: échauffourées entre manifestants rivaux à Tripoli

06/06/2014 01:12 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

Des échauffourées ont éclaté vendredi à Tripoli entre des manifestants partisans et hostiles au général dissident Khalifa Haftar qui s'est lancé dans une campagne contre les "terroristes", selon des témoins et des images de la télévision.

Les deux manifestations rivales ont eu lieu sur la place des martyrs dans le centre de la capitale libyenne, la police ayant échoué à séparer les deux rassemblements.

Des échauffourées ont éclaté alors entre les deux camps qui se sont jeté des bouteilles d'eau et des pierres, faisant au moins un blessé, selon des images de la télévision libyenne privée Al-Nabaa.

Des témoins ont indiqué par ailleurs avoir entendu des coups de feu sur la place, mais il n'était pas clair si les tirs provenaient de manifestants armés ou il s'agissait de tirs de sommation de la police.

Alors que les autorités sont incapables d'endiguer les violences dans le pays, notamment dans l'Est où les groupes extrémistes font la loi, le général à la retraite Khalifa Haftar a lancé le 16 mai une opération baptisée "Dignité" contre les "groupes terroristes" à Benghazi (est).

Des unités de l'armée de l'air l'ont soutenu dans son initiative et ont mené des raids sur des positions de groupes islamistes. Vendredi encore, des raids aériens ont visé des sites non identifiés dans l'ouest de Benghazi, selon un correspondant de l'AFP.

Le général Haftar est accusé par ses détracteurs, islamistes en particulier, de mener un coup d'Etat, tandis que ses partisans voient en lui l'homme fort qui pourrait reconstruire l'armée libyenne et combattre les groupes radicaux.

Outre les violences meurtrières qui secouent quotidiennement le pays, la Libye fait face à une crise politique profonde, se retrouvant avec deux gouvernements.

D'un côté, le cabinet de M. Miitig, élu lors d'un vote controversé au CGN début mai et soutenu par les islamistes.

De l'autre, le cabinet sortant d'Abdallah al-Theni qui refuse de remettre le pouvoir au nouveau cabinet, affirmant attendre une décision de la justice qui doit trancher sur la légalité du vote.

ila/vl

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