POLITIQUE

Gaétan Barrette refuse de s'engager à maintenir le programme de procréation assistée

06/06/2014 02:42 EDT | Actualisé 06/06/2014 03:01 EDT
PC

QUÉBEC - La survie du programme de procréation assistée, qui connaît d'importants dépassements de coûts, n'est pas assurée. Le ministre de la Santé Gaétan Barrette affirme qu'il sera «réévalué».

Gaétan Barrette réagissait au rapport du Commissaire à la santé et au bien-être sur le programme de procréation assistée mis en place en 2009. Le Commissaire a souligné que les coûts du programme ont explosé et propose de nombreuses balises pour limiter le nombre d'utilisateurs.

Le ministre de la Santé a accueilli très favorablement le rapport. Les recommandations vont d'ailleurs dans le sens de l'opinion qu'il avait exprimée peu de temps après son assermentation.

Gaétan Barrette a promis d'apporter dès l'automne prochain des changements législatifs afin de répondre aux recommandations contenues dans le rapport.

Le programme de procréation assistée sera également étudié par la Commission permanente de révision des programmes, qui reverra chaque dépense du gouvernement afin d'en évaluer la pertinence. Au terme de cet exercice, le programme de procréation assisté sera étudié. «Maintenant, est-ce qu'il sera maintenu? Bien, ça, ça fait partie aussi de la réflexion, compte tenu de la situation budgétaire.»

«La décision aujourd'hui n'est pas prise, d'aucune manière», a-t-il ajouté.

Toutefois, l'accès au programme doit être resserré, estime le ministre Barrette. «Si le programme est pour exister encore, il devra être balisé de façon beaucoup plus serrée et le rapport nous donne les balises d'une façon claire.» Gaétan Barrette s'est d'ailleurs dit en accord avec toutes les balises identifiées par le commissaire.

Le rapport du commissaire n'adresse pas spécifiquement l'enjeu des mères porteuses, notamment pour les couples gais. L'animateur Joël Legendre a lancé un débat récemment quand il a annoncé avoir eu recours à un tel procédé avec son conjoint. Le tout est remboursé par les contribuables.

Le ministre Barrette a souligné que l'enjeu relève de sa collègue à la Justice, Stéphanie Vallée. Au Québec, la loi ne reconnaît pas les contrats de mères porteuses, laissant les enfants sans protection juridique. «Une réflexion devra se faire», a dit le ministre Barrette.

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