POLITIQUE

Projet de loi sur les soins en fin de vie: plusieurs élus du PLQ voteront contre

05/06/2014 12:12 EDT | Actualisé 05/06/2014 12:12 EDT
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QUÉBEC - Le gouvernement Couillard fera adopter le projet de loi sur les soins en fin de vie vers 15:30 cet après-midi.

Une vingtaine d'élus libéraux pourraient toutefois voter contre l'adoption du projet de loi autrefois appelé «Mourir dans la dignité».

Certains ministres sont du nombre. La ministre des Relations internationales Christine St-Pierre et le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau ont déjà annoncé qu'ils s'opposeront à l'adoption du projet de loi 52.

La pièce législative sera présentée conjointement par le ministre de la Santé Gaétan Barrette et la députée péquiste Véronique Hivon, qui a piloté le projet de loi dans le gouvernement Marois.

Le premier ministre Couillard a d'ores et déjà annoncé que les élus de sa formation politique pourront voter en leur âme et conscience.

C'est le député Raymond Bernier qui a avancé le chiffre de vingt élus opposés au projet de loi 52, en se basant sur le nombre de libéraux opposés à l'ancien projet de loi réélus le 7 avril dernier.

Toutefois, certains libéraux autrefois opposés au projet de loi ont depuis changé leur fusil d'épaule. C'est le cas de Marguerite Blais, qui s'est dite satisfaite par les modifications apportées dans la nouvelle mouture du projet de loi.

Au bureau du leader parlementaire, on refuse de confirmer le nombre d'élus qui voteront contre le projet de loi. On assure toutefois avoir le nombre de votes nécessaire pour faire adopter le projet de loi.

Le député de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos, s'est fermement opposé à l'adoption du projet de loi. Celui qui a siégé sur la commission Mourir dans la dignité dit avoir démissionné après avoir vu que le courant en faveur de l'aide médicale à mourir était fort au sein de la commission.

Gerry Sklavounos craint d'ailleurs que certaines personnes choisissent l'euthanasie afin de cesser de faire souffrir leurs proches ou éviter de mettre une pression indue sur les finances de la famille. «Ça pourrait même être qualifié d'acte héroïque», a-t-il dit en chambre.

Ci-dessous, l'intervention en chambre mercredi du député Raymond Bernier.

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