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Loi électorale pour les législatives promulguée en Egypte

05/06/2014 04:06 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

Le président égyptien par intérim Adly Mansour a promulgué jeudi une loi encadrant les élections législatives prévues à l'autonome qui garantit plus de 12% des sièges du Parlement aux femmes et 4% à la minorité chrétienne, selon un communiqué officiel.

Les élections législatives constituent la dernière étape d'une "feuille de route" annoncée par l'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, élu président la semaine dernière, lorsqu'il a destitué le chef de l'Etat islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013.

La "transition démocratique" promise par l'armée a été lancée en janvier avec un référendum constitutionnel aux allures de plébiscite autour de la personne de M. Sissi -avec plus de 98% de Oui. Elle a été suivie par la présidentielle des 26/27/28 mai, remportée haut la main par l'ex-maréchal, qui prendra ses fonctions dimanche.

Selon un communiqué de la présidence, la loi promulguée par M. Adly préconise que la Chambre soit formée de 567 membres, dont 540 élus, et 27 nommés par le président de la République.

Sur les 567 sièges, 24 doivent revenir aux chrétiens coptes et 70 aux femmes, selon cette loi qui est conforme à la nouvelle Constitution, a ajouté le texte.

"Les élections s'organiseront en un scrutin uninominal pour 420 membres, et suivant les listes intégrales pour les 120 autres", selon le communiqué.

La loi prévoit également que les ouvriers et les paysans soient représentés au Parlement (16 élus), de même que les jeunes de moins de 35 ans (16), les personnes handicapées (8) et les Egyptiens résidant à l'étranger (8).

La promulgation de cette loi devrait permettre à la commission électorale de fixer une date pour les législatives.

La chambre basse du Parlement avait été dissoute en juin 2012, transférant l'intégralité du pouvoir législatif au Conseil de la Choura (chambre haute), mais celle-ci avait été ensuite dissoute par M. Mansour, à qui revient le pouvoir de légiférer.

Le président par intérim et le gouvernement actuel ont été mis en place par l'armée après l'éviction et l'arrestation de M. Morsi, premier président élu démocratiquement d'Egypte.

Les islamistes pro-Morsi sont depuis la cible d'une implacable répression qui a fait plus de 1.400 morts, et les forces de l'ordre étouffent désormais également toute opposition progressiste de la jeunesse.

mon/tp/cbo

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