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A l'inverse d'Obama, Hillary Clinton voulait armer les rebelles en Syrie (mémoires)

05/06/2014 08:07 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

Hillary Clinton voulait armer les rebelles en Syrie dès les débuts du conflit, mais le président Barack Obama s'y est opposé, rapporte l'ancienne secrétaire d'Etat dans ses mémoires à paraître, dont CBS News a obtenu un exemplaire.

L'ouvrage, intitulé "Hard Choices", doit sortir mardi prochain aux Etats-Unis, mais CBS News a assuré jeudi s'en être procuré un exemplaire en librairie. L'éditeur de Mme Clinton, Simon & Schuster, appartient à CBS Corporation. Le livre doit ensuite être publié en français sous le titre "Le temps des décisions" chez Fayard, mercredi.

"Il est rare de trouver la bonne solution aux problèmes épineux. Si ces problèmes sont épineux c'est justement parce que chaque option envisagée paraît pire que la suivante. Et c'est de plus en plus comme cela que la Syrie est apparue", écrit Mme Clinton au sujet du conflit qui, en un peu plus de trois ans, a fait plus de 162.000 morts.

Dès les débuts du conflit syrien, elle assure avoir été convaincue qu'armer et former les rebelles était la meilleure des solutions pour contrer les forces de Bachar al-Assad.

"L'action et l'inaction comportaient toutes deux des risques élevés, (mais) le président (Obama) était enclin à maintenir les choses en l'état et non à aller plus loin en armant les rebelles", continue l'ancienne chef de la diplomatie américaine.

"Personne n'aime perdre un débat, et j'en fais partie. Mais c'était la décision du président et j'ai respecté ses réflexions et sa décision", écrit-elle selon CBS News.

Cet épisode est riche d'enseignements car il illustre une rupture entre Mme Clinton, dont la candidature à la primaire démocrate en vue de la présidentielle de 2016 est évoquée avec insistance, et le président américain, qui ne parvient plus à enthousiasmer.

L'ouvrage couvre les quatre années qu'elle a passées à la tête du département d'Etat avant de se retirer au profit de John Kerry en 2013.

Dans son livre, elle évoque tant la guerre en Irak, que l'attaque du consulat américain de Benghazi en Libye en 2012, sans oublier le rattachement de la Crimée à la Russie.

Hillary Clinton revient aussi sur le soutien qu'elle avait apporté en 2002 à l'invasion de l'Irak, à l'époque où elle était sénatrice.

"Je croyais agir de bonne foi et prendre la meilleure décision possible avec les informations dont je disposais", raconte-t-elle. "Mais j'avais tort. C'est aussi simple que cela".

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