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Une vague d'attaques fait 20 morts en Irak

04/06/2014 08:45 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

Une vague d'attaques en Irak a fait 20 morts et une cinquantaine de blessés mercredi, ont indiqué des sources médicales et sécuritaires.

Le pays a renoué avec le niveau des violences de 2008, quand il sortait à peine d'un conflit confessionnel sanglant après l'invasion américaine de 2003.

L'attaque la plus meurtrière a eu lieu dans le centre de Kirkouk (nord), où deux véhicules piégés ont explosé, faisant huit morts et neuf blessés, selon le responsable des affaires sanitaires de la province, Sabah Mohammed.

La ville multi-confessionnelle de Kirkouk est située au centre d'un territoire que se disputent le gouvernement fédéral et la région autonome du Kurdistan.

Aucun groupe n'a pour le moment revendiqué ces violences, mais des insurgés sunnites mènent régulièrement ce type d'attaques dans les zones contestées, profitant du manque de communication entre les forces kurdes et celles de du gouvernement fédéral.

Ailleurs dans le nord de l'Irak, un kamikaze a fait exploser un camion piégé à Souleimane Bek, tuant deux personnes, tandis qu'un policier a péri dans l'explosion d'un corps piégé non loin de là, à Touz Khourmatou.

Dans la province voisine de Salaheddine, deux explosions ont tué un policier et un soldat.

Dans le nord de Bagdad, une voiture piégée a explosé dans une zone commerciale de Saba Abkar, un quartier majoritairement sunnite, tuant quatre personnes, tandis qu'un policier était abattu dans un quartier du sud de la capitale également à majorité sunnite.

Enfin, dans la banlieue nord de Bagdad, deux policiers ont été tués dans l'explosion d'une bombe placée sur le bas côté d'une route.

Les violences ont fait plus de 4.000 morts dans le pays depuis le début de l'année, dont 900 pour le seul mois de mai.

Les autorités imputent cette escalade à des facteurs extérieurs, au premier rang desquels la guerre en Syrie voisine. Mais diplomates et experts affirment que les violences sont surtout alimentées par la colère de la minorité sunnite, qui s'estime marginalisée et maltraitée par les autorités dominées par les chiites.

Les responsables politiques cherchent depuis plusieurs semaines à constituer des alliances en vue de la formation d'un gouvernement, que le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki entend continuer à diriger, même si les législatives du 30 avril ne lui ont pas donné de majorité claire.

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