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Ukraine : le G7 "prêt" à renforcer les sanctions ciblées contre Moscou (Hollande)

04/06/2014 05:49 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

Le G7 est "prêt" à renforcer les sanctions "ciblées" contre la Russie en cas d'absence de désescalade en Ukraine et de nouveaux "manquements graves" commis par la Russie, a indiqué mercredi le président français François Hollande.

"Le G7 a indiqué que le dialogue et la désescalade devaient être encouragés", a déclaré M. Hollande à l'issue du dîner entre les dirigeants des sept pays les plus industrialisés.

Mais "les pays du G7 sont prêts à intensifier les sanctions ciblées et à les mettre en oeuvre pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de nouveaux affrontements", a-t-il ajouté.

François Hollande a précisé les "conditions" fixées à Moscou par le G7, parmi lesquelles le "retrait des troupes russes" des frontières ukrainiennes, qui "semble se confirmer", et l'arrêt du "soutien aux groupes armés" séparatistes pro-russes, qui "reste à démontrer".

Les rencontres avec le président russe Vladimir Poutine prévues vendredi en marge des commémorations du Débarquement en Normandie, n'auront selon lui qu'un "seul objectif: rappeler ce que le G7 a fixé comme principe, faire en sorte que le dialogue puisse se faire et que la désescalade se poursuive, mais sans rien céder sur nos positions".

De nouvelles sanctions "pourraient être prononcées s'il y avait des manquements graves", a-t-il insisté. Pour autant, a-t-il poursuivi, "un processus s'est engagé --d'aujourd'hui et jusqu'au 7 juin-- et ce processus peut permettre de trouver les conditions de sortie de crise en Ukraine".

Interrogé sur une possible rencontre entre Vladimir Poutine et le président ukrainien élu Petro Porochenko, qui sera également présent sur les plages du Débarquement, François Hollande a simplement observé: "Laissons la vie se faire pour savoir si des contacts auront lieu".

Au cours du dîner qui réunissait les chefs d'Etat et de gouvernement du G7, "il a été fait mention de mesures (qui seraient) prises en cas d'événement grave, mais en aucune manière il n'a été évoqué la question des Mistral", a-t-il également indiqué.

La France et la Russie ont signé en 2001 un contrat pour la vente de deux navires militaires Mistral à la Russie --le premier devant être livré en octobre 2014 et le second en 2015-- destinés à la flotte russe de la Mer Noire. Washington a mis en garde Paris à plusieurs reprises contre la vente à Moscou de ces navires militaires.

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