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RDC: l'ONU apporte son "soutien total" pour la reddition des rebelles hutu rwandais

04/06/2014 08:57 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) veut "créer toutes les conditions" favorables à la reddition des rebelles hutu rwandais, après celle d'une faible partie d'entre eux dans l'Est, a-t-elle annoncé mercredi lors d'une conférence de presse.

"Nous veillons à apporter un soutien total. C'est-à-dire logistique, sécuritaire, militaire, alimentaire, et même sanitaire (...) Nous voulons créer vraiment toutes les conditions pour que ce processus ait une chance de réussir", a souligné le général Abdallah Wafi, numéro 2 de la Monusco.

Selon lui, la Mission a pour "priorité" le bon déroulement du processus de reddition, après plusieurs échecs, notamment en raison de mauvaises conditions de cantonnement.

Des responsables de la rébellion hutu rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sont accusés d'avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda, qui a fait au moins 800.000 morts, selon l'ONU.

Les FDLR comptent aujourd'hui entre 1.500 et 4.000 hommes, selon les sources, et sont particulièrement actives dans les provinces des Nord et Sud-Kivu (Est), où elles sont accusées de graves exactions contre les civils (viols, meurtres, pillages, enrôlements d'enfants-soldats, etc...).

Vendredi au Nord-Kivu, près de 100 hommes se sont rendus mais aucun des chefs recherchés par la justice nationale ou internationale. Au Sud-Kivu, les redditions n'ont pas encore commencé. D'ici fin juin, Kinshasa espère que 1.400 rebelles se seront rendus.

"La Monusco a mobilisé des centaines d'hommes pour pouvoir sécuriser les sites de désarmement, les sites de triage mais aussi les itinéraires des convois pour que ces éléments démobilisés ne soient pas attaqués par d'autres forces et groupes armés", a souligné le général Wafi.

Au Nord-Kivu, "nous avons mobilisé à la date d'aujourd'hui près de 1.000 matelas, plus de 1.000 ouvertures, 4.800 rations alimentaires, plus de 10.000 litres d'eau potable au bénéfice des éléments démobilisés qui vont se présenter", a souligné le général Wafi.

Les FDLR récalcitrants s'exposeront à des attaques de l'armée congolaise et des Casques bleus. Ceux qui se seront rendus doivent être transférés dans la province de l'Equateur (Ouest), avant de choisir de "retourner au Rwanda" ou "demander l'asile", d'après le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku.

Pour aider cette délocalisation, la Monusco a mis à disposition un avion militaire C-130.

Mercredi, une délégation présidée par le ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda s'est rendue à Goma, capitale du Nord-Kivu, pour "donner du tonus" aux services impliqués dans la démobilisation des FDLR.

hab/aub

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