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NBA - Finale 2014: les duels dans le choc San Antonio-Miami

04/06/2014 06:01 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

Pour la première fois depuis 1998, deux équipes, San Antonio et Miami, vont se retrouver pour la deuxième année consécutive en finale de la NBA, à partir de jeudi.

Les Spurs, sacrés quatre fois entre 1999 et 2007, et le Heat, double tenant du titre, sont deux équipes qui s'inscrivent dans la durée avec leur identité propre, articulée autour de stars et d'un entraîneur charismatique.

. Deux "Big Three" qui font six joueurs de légende

Miami a LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, San Antonio Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili, trois joueurs emblématiques par équipe qui sont indispensables et garants des succès de chaque franchise.

LeBron James est "LA" star de Miami et de la NBA, plus encore que Kevin Durant, le MVP 2014, ou encore Kobe Bryant, qui a enchaîné cette saison les blessures.

Avec ses deux bagues de champion NBA, ses quatre trophées de MVP et son salaire XXL (13 millions de dollars par an + 40 millions en partenariats), "King James", 29 ans, est aussi un phénomène sur les parquets, à la fois rapide et adroit (2,13 m et 113 kg), marqueur (27,1 pts de moyenne en play-offs) et passeur, capable à lui seul de décider l'issue d'un match.

Tout transite par lui et ses deux lieutenants Bosh (15,2 pts) et Wade (18,7 pts), trop sans doute, car leurs coéquipiers sont parfois inhibés.

A San Antonio, la star, c'est... le collectif. Tim Duncan porte le maillot des Spurs depuis 1997 et Gregg Popovich le présente volontiers comme "le coup de chance" qui lui a permis de remporter quatre titres NBA.

Mais l'intérieur de 38 ans n'a pas la présence parfois tapageuse d'un LeBron James et préfère l'ombre. Il est avec le Français Tony Parker et l'Argentin Manu Ginobili le dépositaire du jeu de passes et de mouvements qui a permis aux Spurs de remporter 62 victoires, dont 19 de suite, un record, en saison régulière.

Le trio de San Antonio est devenu "LA" référence en la matière: ils ont signé ensemble 113 victoires en play-offs, plus qu'aucun autre "Big Three".

Mais il commence aussi à faire son âge et tient peut-être sa dernière chance de sacre.

. Martial Popovich, Spoelstra le surdoué

Pour la troisième fois de sa carrière, Gregg Popovich a reçu en mai le trophée de meilleur entraîneur de NBA.

A 65 ans, "Pop", comme le surnomment affectueusement ses joueurs, est un fin tacticien, un meneur d'hommes sans égal, à la fois autoritaire et proche, et accessoirement le cauchemar des journalistes qui doivent l'interviewer.

Avide dévoreur de basket européen, et notamment de l'ex-Yougoslavie, Popovich accordent beaucoup d'importance à la notion de groupe: ses succès reposent sur un banc de grande qualité, avec Boris Diaw, Tiago Splitter et Patti Mills, qui pourrait faire la différence face à Miami, un peu sinistré dans ce domaine.

Avant de rejoindre les Spurs en 1994, Popovich, amateur de grands vins, a servi dans l'US Air force en Europe et, selon la légende, a même failli devenir espion.

Le parcours de son homologue à Miami, Erik Spoelstra, est beaucoup moins haut en couleurs.

Ancien joueur de l'université de Portland, il a vite compris qu'il ne pouvait faire carrière en NBA. Il a rejoint le staff de Miami en 1995 pour préparer les vidéos et a gravi petit à petit les échelons pour devenir "head coach" en juillet 2008.

A 43 ans, ce fils d'un ancien dirigeant de plusieurs franchises NBA a su faire prospérer le Heat en gérant au mieux le phénomène LeBron James avec deux titres consécutifs. En attendant le "three-peat", la rare passe de trois ?

jr/ol/jcp

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