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Même impopulaire, François Hollande a droit au respect: l'opposition en France rappelée à l'ordre

04/06/2014 05:40 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

Un député tancé par le Premier ministre, un responsable gouvernemental dénonçant le "Hollande bashing" : l'opposition a été rappelée à l'ordre en France, accusée de manquer de "respect" à l'égard du chef de l'Etat, au plus bas dans les sondages.

"On a tout à fait le droit de critiquer le président de la République", a déclaré mercredi Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, mais, a-t-il jugé, "il faut un minimum de respect et de bonne foi dans le débat politique".

M. Le Guen était interrogé par la radio France Info sur un incident mardi à l'Assemblée nationale qui a vu les députés du principal parti de droite, l'UMP, quitter l'hémicycle après qu'un des leurs eut été admonesté par le Premier ministre socialiste Manuel Valls.

Réagissant à une intervention du député Pierre Lellouche, le chef du gouvernement l'avait sommé de "changer de ton quand il s'agit du chef de l'Etat".

Auparavant, M. Valls s'était dit "fatigué, un peu écoeuré, des critiques, des petits mots, des petites phrases à l'égard du président de la République", sur BFMTV et RMC.

Mercredi, le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement a demandé qu'un "certain nombre de représentants de l'opposition se tiennent correctement vis à vis des institutions de la République", déplorant que "certains aujourd'hui se croient tout permis dans un climat de +Hollande bashing+ de façon générale".

Selon un nouveau sondage publié mercredi par l'hebdomadaire Paris-Match, le président François Hollande a atteint un nouveau plus bas en mai, seuls 18% des Français approuvant son action.

La cote de François Hollande avait démarré à 63% d'approbation après son élection à la présidentielle en mai 2012. Depuis, elle s'est effritée constamment mais c'est la première fois qu'elle glisse sous les 20%.

Nommé à la tête du gouvernement fin mars après des municipales calamiteuses pour le Parti socialiste au pouvoir, Manuel Valls se maintient quant lui à 52% de bonnes opinions.

Mardi, il a une nouvelle fois nié "être dans une soi-disant rivalité avec le président de la République". "Il m'a nommé, ma relation avec lui, c'est la confiance, la loyauté, il n'y a pas d'autre chemin. Je ne vais pas rajouter moi aussi du désordre", avait-il assuré.

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