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Menu surprise pour les chefs d'Etat en Normandie vendredi

04/06/2014 10:04 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

Près de 80 personnes, dont 20 chefs de l'Etat et de gouvernement et une dizaine de vétérans, sont conviées vendredi au château de Bénouville pour un déjeuner "normand", spécialement concocté par des chefs étoilés pour le 70e anniversaire du Débarquement allié.

"Les produits normands seront présents, en exclusivité ou presque. Il y aura une petite touche qui nous vient d'ailleurs", résume Michel Bruneau, chef étoilé au Michelin.

Le menu, dont le coût "n'atteint pas les trois étoiles", ne sera pas révélé avant le début du repas.

Les autres chefs, Stéphane Carbone (une étoile), et déjà aux manettes pour le 65e anniversaire, Ivan Vautier (une étoile), aux manettes pour le 60e, le "petit nouveau" Antony Caillot (une étoile), et Joël Rapp ne sont pas plus bavards sur un menu dont la communication est verrouillée par la présidence française.

"On aura des plats de tradition, des plats peut-être un petit peu plus avant-gardistes", ajoute le chef qui précise qu'entre 50 et 60 personnes assureront le service, dont 14 en cuisine.

Les chefs ont aussi prévu d'emmener du matériel - deux fours, une étuve, une fabrique de glace, un meuble de froid - qui viendra compléter celui des cuisines du chateau de Bénouville.

Vendredi "à 5h30, on prend un petit déjeuner tous ensemble pour voir les derniers détails", explique M. Bruneau.

Parmi les défis à relever, "servir 80 personnes en même temps" et "pouvoir s'adapter à des impératifs de timing qu'on ne maîtrise pas trop".

"On pense qu'on aura un temps correct pour déjeuner, une heure, une heure et demi mais ça peut être réduit", poursuit M. Bruneau.

Le menu, calé depuis "à peu après un mois", a été élaboré dès février. "On a fait des tests chez chacun, on est allé goûter les plats, les propositions de chacun", raconte l'ex-restaurateur.

Le chef assure ne pas s'être senti à l'étroit dans les impératifs de sécurité. Bien sûr, il a fallu s'adapter à des demandes spéciales de certains invités, explique M. Bruneau sans vouloir être plus précis et, certes, il "faut tout contrôler, les aliments, les véhicules", poursuit le chef normand.

"Il n'y aucun interdit. On nous simplement dit: + telle chose, peut-être pas+", souligne M. Bruneau.

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