NOUVELLES

L'archevêque de Cantorbéry prie avec le président nigérian pour les lycéennes enlevées

04/06/2014 01:18 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

Le chef de l'Eglise anglicane était mercredi au Nigeria, selon son cabinet, pour exprimer sa compassion au président concernant les tueries qui ensanglantent le pays et le sort des plus de 200 lycéennes enlevées par les islamistes de Boko Haram.

"L'archevêque de Canterbury Justin Welby a effectué une visite au dernier moment au Nigeria aujourd'hui pour témoigner de sa sincère compassion concernant les récents événements qui ont frappé le pays", dit un communiqué de Lambeth Palace, la résidence londonienne de l'archevêque.

Ce dernier, qui a rendu visite au président Goodluck Jonathan à Abuja, lui a exprimé "sa souffrance personnelle et ses condoléances quant au terrorisme" qui frappe le nord du pays à majorité musulmane, dit le document.

Les deux hommes ont parlé du double attentat au véhicule piégé qui a fait au moins 118 morts récemment dans la ville de Jos, dans le centre du pays.

"L'attentat de Jos m'a profondément touché parce que je connais très bien Jos" a déclaré M. Welby à la presse.

S'il s'est dit "très chagriné" par les violences qui secouent le pays, M. Welby s'est néanmoins montré optimiste quant à l'avenir du Nigeria, qui a un "potentiel énorme".

Selon le communiqué, MM. Welby et Jonathan ont prié ensemble dans l'intimité, accompagnés par l'archevêque du Nigeria Nicholas Okoh.

M. Welby, un ancien expatrié du secteur pétrolier, a déjà pris part à des négociations avec des groupes armés nigérians dans la région pétrolifère du Delta du Niger, dans le sud du pays.

Dans un entretien accordé à la BBC le mois dernier, il avait estimé que les 219 lycéennes toujours aux mains du groupe islamiste Boko Haram suite à leur enlèvement le 14 avril dans la petite ville de Chibok, dans le Nord-Est, étaient confrontées à un risque "colossal".

M. Welby avait aussi déclaré que les jeunes filles étaient "aux mains d'un groupe très disparate qui est extrêmement irrationnel, avec qui il est difficile de négocier et qui s'est montré dans le passé totalement sans pitié".

Sa visite au Nigeria intervient peu après la publication d'informations selon lesquelles un de ses amis et collègues, l'australien Stephen Davis, avait séjourné dans le pays à la demande du gouvernement nigérian pour tenter de discuter avec Boko Haram.

Abuja n'a cependant pas confirmé cette information.

Les attaques de Boko Haram au Nigeria ont fait plus de 2.000 morts depuis le début de l'année.

ola-phz/ade/cdc/mba

PLUS:hp