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Grève du platine en Afrique du sud: nouvelle proposition syndicale

04/06/2014 03:34 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

Le ministre sud-africain des Mines a transmis mercredi aux grandes compagnies de platine en Afrique du sud, paralysées par une grève depuis janvier, une nouvelle proposition syndicale de hausse des salaires.

Les services du ministre des Mines, Ngoako Ramatlhodi, ont indiqué que les directeurs généraux des trois plus gros producteurs mondiaux de platine, Anglo American Platinum (Amplats), Impala Platinum (Implats) et Lonmin, ont "demandé du temps pour examiner la proposition". Une nouvelle rencontre est prévue jeudi.

Les détails de cette proposition n'ont pas été révélés, mais selon plusieurs médias locaux, la hausse proposée équivaudrait à 7,5% ou 800 rands mensuels (55 euros) de plus pour les mineurs les moins bien payés, et elle s'appliquerait sur cinq ans, de 2013 (avec effet rétroactif) à 2017.

Le syndicat Amcu, majoritaire parmi les mineurs du platine, demandait jusqu'ici que le salaire mensuel minimum soit plus que doublé, passant à 12.500 rands (880 euros) contre 5.000 actuellement.

Il a rejeté la récente offre des trois groupes miniers, qui veulent bien aller jusqu'à la somme demandée de 12.500 rands d'ici 2017, mais en y incluant les primes et les allocations.

Le dirigeant d'Amcu, Joseph Mathunjwa, a dit à l'agence Sapa que "la grève ne pourra pas durer toujours", refusant d'évoquer les progrès dans les pourparlers.

Le gouvernement s'est mêlé au conflit social la semaine dernière, après l'échec de plusieurs cycles de négociations entre les sociétés et les représentants des quelque 80.000 membres d'Amcu paralysant la production minière dans le bassin de Rustenburg (nord).

Les compagnies ont dit la semaine dernière que la grève - une des plus longues de l'histoire en Afrique du Sud - leur avait coûté près de 1,4 milliard d'euros, tandis que les mineurs ont perdu près de 590.000 euros de salaires.

Une étude publiée fin mai montre que l'économie sud-africaine a ralenti pour la première fois depuis cinq ans au cours du premier trimestre 2014, et que le spectre de la récession plane sur la deuxième économie d'Afrique.

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