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Cellules STAP: la chercheuse japonaise jette l'éponge, retire ses communications.

04/06/2014 12:42 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

Haruko Obokata, la jeune scientifique japonaise au coeur d'une polémique sur une découverte dans le domaine cellulaire, a jeté l'éponge mercredi et accepté de retirer ses deux communications publiées par la très sérieuse revue scientifique Nature, a annoncé un porte-parole de son Institut de recherches.

"Je vous confirme qu'elle a bien accepté", a indiqué la porte-parole du très prestigieux Institut Riken. Ce dernier discute encore avec le co-auteur de l'étude controversée, Charles Vacanti de l'université d'Harvard.

Le 29 mai dernier, la jeune femme avait bien accepté de retirer la moins importante de ses deux communications, mais elle avait maintenu celle qui, selon son avocat, attestait de la véracité de ses recherches et découvertes sur la création des cellules dites STAP, l'acronyme de stimulus-triggered acquisition of pluripotency (acquisition de la pluripotence par stimulus).

Haruko Obokata, 30 ans, clamait depuis des mois qu'elle avait réussi à créer grâce à une méthode simple des cellules STAP, ce qui constituerait une révolution pour la médecine régénérative.

Les cellules dites STAP sont des cellules revenues à un stade indifférencié par un procédé chimique nouveau, et capables d'évoluer ensuite pour créer différents organes.

Mais depuis la publication de ses communications, un des participants aux travaux a protesté, au motif qu'une partie des données présentées étaient, selon lui, fausses.

Le Riken a alors créé un comité d'enquête qui a conclu à la présence d'irrégularités (contrefaçon d'images) dans la publication des résultats. Ces conclusions sont telles qu'elles ont fait douter de l'existence-même des cellules STAP, même si le comité ne s'est pas prononcé directement sur ce point.

La chercheuse a fait appel, mais elle a été déboutée par l'Institut début mai.

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