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USA: l'armée ne "fermera pas les yeux" si le sergent Bergdhal a déserté

03/06/2014 02:52 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

L'armée américaine "ne fermera pas les yeux" s'il s'avère que le sergent Bowe Bergdhal, prisonnier des talibans pendant cinq ans, libéré samedi, a déserté ou abandonné son poste avant sa capture, a affirmé mardi le numéro un de l'US Army.

Alors que la polémique enfle aux Etats-Unis sur les conditions de la capture de Bergdhal en Afghanistan en 2009, le général Martin Dempsey, chef d'état-major interarmées, rappelle dans un communiqué que "les questions sur la conduite de ce soldat en particulier sont distinctes des efforts déployés pour récupérer tout soldat américain prisonnier de l'ennemi".

Si les responsables civils et militaires américains se félicitent depuis samedi de ne pas avoir abandonné sur le terrain un prisonnier de guerre, des membres de son unité accusent Bowe Bergdhal d'avoir abandonné son poste, voire d'avoir déserté, avant d'être capturé.

"Les chefs de notre armée ne fermeront pas les yeux si une faute délibérée a été commise" par le sergent Bergdhal, promet le général Dempsey, tout en rappelant son droit à la présomption d'innocence.

Le secrétaire à l'armée de Terre, John McHugh, a de son côté souligné que l'US Army mènerait, une fois que l'ex-prisonnier aura récupéré, un "effort complet et coordonné (...) pour mieux connaître les circonstances de sa disparition et de sa captivité".

"Toute autre décision sera prise ensuite selon les règles et pratiques en vigueur", a-t-il assuré, précisant que cette procédure, que M. McHugh n'a pas qualifiée d'enquête, comprendra des entretiens avec Bowe Bergdhal.

La désertion en temps de guerre reste théoriquement passible de la peine de mort aux Etats-Unis.

Bowe Bergdhal était toujours hospitalisé mardi au centre médical américain de Landstuhl (Allemagne) où son état restait "stationnaire", a fait savoir l'hôpital dans un communiqué.

Il n'a toujours pas parlé à ses parents. "Cette étape sera franchie quand les psychologues et autres professionnels de santé jugeront que cela est possible", selon un porte-parole du Pentagone, le colonel Steven Warren.

mra/sam

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