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Secret des sources: l'OSCE prend la défense d'un journaliste américain

03/06/2014 11:46 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a pris mardi la défense d'un journaliste américain sommé par la justice de son pays de révéler ses sources dans une affaire impliquant la CIA.

"Il n'est pas acceptable de forcer un journaliste à témoigner et révéler ses sources lorsqu'il rapporte des faits ayant un intérêt pour le public", déclare dans un communiqué Dunja Mijatovic, représentante de l'organisation pour la liberté de la presse.

James Risen, un reporter du New York Times, refuse sa convocation pour témoigner au procès d'un ancien responsable de la CIA, Jeffrey Sterling, accusé d'avoir rendu publiques des informations confidentielles sur une opération secrète contre l'Iran.

M. Risen encourt la prison s'il persiste à refuser de dévoiler ses sources, et l'affaire est considérée comme un test pour la liberté de la presse aux Etats-Unis.

Lundi, la Cour suprême américaine a refusé de se saisir de l'affaire, maintenant donc l'injonction faite au journaliste. Mme Dunjatovic a répliqué mardi en se disant "déçue" par la décision de la haute Cour.

L'OSCE, instance de dialogue issue de la Guerre froide, compte actuellement 57 États membres, allant des États-Unis et du Canada à la Russie et à la Mongolie, en passant par le continent européen.

Sa représentante pour la liberté de la presse joue un rôle d'alerte sur les atteintes à la liberté des médias dans les Etats membres.

cs/bir

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