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HRW très "préoccupé" par les accusations de parti pris politique du Rwanda

03/06/2014 04:17 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

L'ONG Human Rights Watch (HRW), accusée par les autorités rwandaises de faire la "propagande" de "groupes terroristes", s'est dit "profondément préoccupée" par ces affirmations et nié tout "parti pris".

"Human Rights Watch est profondément préoccupée par le fait que le ministère de la Justice rwandais a grossièrement déformé (son) travail (...) et dénigré son personnel", a déclaré l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué reçu mardi à Nairobi.

"HRW et son personnel sont indépendants de tout gouvernement ou groupe armé", a poursuivi l'ONG, en rappelant qu'elle travaille depuis plus de 20 ans au Rwanda, où elle "rend compte des abus contre les Rwandais et défend les droits de l'Homme pour tous, quelque soit leur affiliation politique ou autre".

Dans un document publié lundi par la presse locale pro-gouvernementale, le ministère rwandais de la Justice a estimé que HRW était devenu "le porte-voix de groupes terroristes" hostiles au Rwanda et menait une "campagne de propagande" contre le pays.

Le ministère a menacé implicitement de ne pas renouveler le "protocole d'entente" qui le lie à l'ONG et définit les modalités de son activité au Rwanda et accusé l'actuel chercheur-résident de HRW dans le pays d'avoir "sacrifié éthique, véracité, objectivité et intégrité".

"Human Right Watch utilise la même méthode et la même objectivité rigoureuses dans tous les pays dans lesquels nous travaillons et le Rwanda ne fait pas exception", a déclaré Daniel Bekele, le directeur Afrique de HRW cité dans le communiqué.

"Nous rejetons totalement les accusations de parti-pris politique et maintenons nos rapports sur le Rwanda", a-t-il ajouté.

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