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Affaire Khalifa: "l'Algérie n'extrade pas" ses citoyens (ministre de la Justice)

03/06/2014 10:32 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

Le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, a affirmé mardi que "l'Algérie n'extrad(ait) pas" ses citoyens, en évoquant le procès de l'ancien homme d'affaires algérien Rafik Khalifa jugé à Nanterre, près de Paris, depuis lundi.

"L'Algérie n'extrade pas les citoyens algériens pour qu'ils soient jugés à l'étranger", a déclaré M. Louh, cité par l'agence APS, en marge du débat sur le plan d'action du gouvernement aux députés.

M. Louh a précisé que cette décision était "conforme à la loi, notamment l'article 698 du Code de procédure pénale".

L'article 698 stipule que l'extradition n'est pas accordée notamment "lorsque l'individu, objet de la demande, est de nationalité algérienne, cette qualité étant appréciée à l'époque de l'infraction pour laquelle l'extradition est requise".

Le fondateur du groupe Khalifa, écroué à Londres depuis 2007, a été extradé vers Alger le 24 décembre. Paris a demandé à l'"emprunter" le temps de son procès pour banqueroute et détournements de fonds, mais le gouvernement algérien n'a pas donné suite à cette demande et il est jugé par défaut.

L'effondrement de l'empire Khalifa a causé un préjudice estimé entre 1,5 et 5 milliards de dollars à l'État algérien et aux épargnants.

Le procès doit se tenir jusqu'au 20 juin.

amb/cco

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