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Maria, l'enfant mystère d'un camp rom grec, reste en Grèce

02/06/2014 12:17 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

Maria, la fillette blonde qui avait mobilisé les médias internationaux après sa découverte dans un camp rom de Grèce chez un couple accusé de l'avoir enlevée, ne retournera pas en Bulgarie, où vit sa famille, mais restera confiée à une association de bienfaisance grecque, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Selon une décision de justice rendue vendredi par le tribunal de Larissa (centre), Maria est laissée aux soins de l'association grecque "Le sourire de l'enfant" qui l'avait prise en charge en octobre alors que le sort de l'enfant âgée d'environ cinq ans suscitait une mobilisation mondiale.

Les autorités grecques avaient fait appel à la coopération internationale pour identifier les parents de la fillette après avoir constaté, sur la foi de tests ADN, que le couple rom chez lequel elle vivait depuis plusieurs années dans un camp non loin de Larissa n'étaient pas les siens.

L'enfant s'était finalement révélée être la fille d'un couple de roms très pauvres de Bulgarie qui ont reconnu avoir laissé leur bébé en 2009 en Grèce où ils se trouvaient pour des travaux saisonniers. Ils font objet d'une enquête pour vente d'enfant, ce qu'ils nient.

"Nous n'avons pas demandé à conserver la garde de Maria, c'est le tribunal qui a jugé ce qui était le mieux pour elle", a précisé à l'AFP Kostas Giannopoulos, président du "Sourire de l'enfant".

Selon ce dernier, les parents biologiques de Maria n'ont pas déposé de demande visant à récupérer leur enfant, la seule réclamation émanant de l'agence bulgare de protection de l'enfance.

Le tribunal de Larissa, dans sa décision citée par l'agence de presse grecque Ana, a notamment considéré qu'un "nouveau changement d'environnement", une nouvelle langue et une nouvelle structure sociale n'était pas dans l'intérêt de l'enfant.

Le couple rom de Grèce chez lequel elle a passé ses premières années a été récemment remis en liberté dans l'attente d'un procès pour enlèvement.

Au moins quatre autres cas d'enfants ou de bébés élevés par des roms qui se sont avérés, après expertise génétique, ne pas être leurs parents, ont été mis au jour par la police grecque depuis l'affaire de la petite Maria.

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