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Libération de cinq talibans de Guantanamo: le risque a été minimisé (Maison Blanche)

02/06/2014 10:02 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

Le danger posé par la libération de cinq talibans de la prison de Guantanamo contre celle d'un soldat américain détenu en Afghanistan ce week-end a été "suffisamment minimisé", s'est défendue lundi la Maison Blanche.

Capturé par les talibans le 30 juin 2009 après sa disparition dans le sud-est afghan, Bowe Bergdahl, 28 ans, a été libéré samedi en échange de cinq anciens cadres du régime taliban emprisonnés à Guantanamo et considérés comme toujours influents au sein de la rébellion.

Cet échange de prisonniers a été négocié avec l'aide du Qatar, qui a joué les intermédiaires, et où les cinq talibans vont devoir passer au moins un an, mais leur libération a soulevé de nombreuses critiques aux Etats-Unis.

"Notre pays a toujours fait en sorte de récupérer ses prisonniers, nous ne les abandonnons pas", a déclaré lundi matin le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney, dans une interview sur CNN.

Il a assuré que "la menace potentielle posée par la libération de ces prisonniers avait été suffisamment minimisée pour nous permettre d'agir et de ramener Bowe Bergdahl", précisant que la décision avait été prise "en consultation avec toute notre équipe de sécurité nationale".

M. Carney a ajouté que les talibans libérés étaient sous surveillance et soumis à une sorte d'assignation à résidence durant un an, ce qui a donné au chef du Pentagone Chuck Hagel "assez d'assurances pour prendre la décision" de procéder à l'échange.

"Je peux dire que nous avons confiance dans le fait que les mesures mises en place en accord avec le pays hôte (le Qatar, ndlr) nous permettent d'être confiants sur le fait que la menace est suffisamment minimisée", a encore insisté le porte-parole de l'exécutif américain.

L'accord scellé par les Etats-Unis en Afghanistan pour libérer leur soldat s'est attiré dès ce week-end les foudres des républicains et d'associations, qui se sont alarmés d'une mise en danger des Américains dans les zones de conflits.

L'opposition républicaine a notamment tiré à boulets rouges contre l'administration démocrate coupable d'avoir "traité avec des terroristes".

Bowe Bergdahl a passé cinq ans aux mains des talibans, retenu dans divers endroits le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan. Il est arrivé dimanche au centre médical de Landstuhl, dans le sud de l'Allemagne.

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