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Le pétrole ouvre en légère baisse à New York après des données contrastées

02/06/2014 09:37 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

Le pétrole coté à New York évoluait en légère baisse peu après l'ouverture lundi, dans un marché indécis face à des données contrastées en provenance de Chine et d'Europe et continuant à surveiller l'évolution de la situation en Ukraine.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet cédait 24 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 102,47 dollars.

Les cours du brut ont initialement profité, dans les échanges électroniques, de l'annonce d'un renforcement de la production manufacturière en Chine, à un plus haut depuis cinq mois.

L'économie chinoise est particulièrement scrutée par les opérateurs du marché pétrolier, la Chine étant le deuxième consommateur mondial de brut et l'un des principaux facteurs de croissance de la demande mondiale d'or noir.

Mais cette information positive a été contrebalancée par la diffusion d'une statistique moins encourageante pour la zone euro: selon l'indice PMI du cabinet privé Markit, qui a atteint un plus bas en six mois, la reprise dans le secteur manufacturier y a marqué le pas en mai.

Cette nouvelle, de mauvaise augure pour la consommation énergétique, "va de plus sûrement inciter la BCE (Banque centrale européenne) à assouplir sa politique monétaire" lors d'une réunion jeudi "et cela va peser sur l'euro, donc renforcer le dollar", remarquait Bill Baruch de iiTrader.com.

Or un renchérissement du billet vert a tendance à faire baisser les prix du brut, le prix du baril, libellé en dollar, devenant moins attractif pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les investisseurs continuaient par ailleurs à scruter l'évolution de la situation en Ukraine, où de violents combats se poursuivent entre l'armée et les séparatistes.

Mais la Russie a aussi repoussé lundi d'une semaine son ultimatum sur le gaz et la menace d'une coupure d'approvisionnement qui inquiète l'Europe, puisque environ 30% des importations de gaz et de pétrole européennes proviennent de la Russie et la moitié des importations en provenance de Russie transitent par l'Ukraine.

"Est-ce que c'est un signe qu'un accord va probablement finir par être trouvé ou est-ce parce que (le président russe) Vladimir Poutine se sent mal de couper le robinet de gaz vers l'Europe à quelques jours" des commémorations du Débarquement en Normandie, s'interrogeait Phil Flynn de Price Futures Group. Toujours est-il que "les acteurs du marché pétrolier allègent la prime de risque géopolitique".

jum/sl/sam

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