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Le pétrole finit en baisse à New York, malgré un bon chiffre en Chine

02/06/2014 03:14 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé en légère baisse lundi à New York dans un marché digérant des indicateurs contrastés des deux côtés de l'Atlantique, malgré une bonne statistique manufacturière en Chine.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en juillet a perdu 24 cents, à 102,47 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du brut ont initialement profité, dans les échanges électroniques, de l'annonce d'un renforcement de la production manufacturière en Chine, à un plus haut depuis cinq mois.

L'économie chinoise est particulièrement scrutée par les opérateurs du marché pétrolier, la Chine étant le deuxième consommateur mondial de brut et un des principaux facteurs de croissance de la demande mondiale d'or noir.

Mais cette information positive a été contrebalancée par la diffusion de statistiques moins brillantes en zone euro.

La reprise dans le secteur manufacturier a marqué le pas en mai dans la zone euro, atteignant un plus bas depuis six mois avec une France en difficulté, selon une seconde estimation de l'indice PMI du cabinet Markit.

Cette nouvelle, de mauvais augure pour la consommation énergétique, "va de plus sûrement inciter la BCE (Banque centrale européenne) à assouplir sa politique monétaire" lors d'une réunion jeudi "et cela va peser sur l'euro, donc renforcer le dollar", a remarqué Bill Baruch de iiTrader.com.

Or un renchérissement du billet vert a tendance à faire baisser les prix du brut, le baril, libellé en dollar, devenant moins attractif pour les investisseurs munis d'autres devises.

En outre, l'inflation de la première économie de la zone euro a affiché son plus bas niveau en quatre ans le mois dernier, une nouvelle peu encourageante pour la reprise de l'activité économique dans la région.

Aux Etats-Unis, un indicateur manufacturier ISM pour le mois de mai a montré une accélération de l'activité en mai par rapport à avril, de 0,5 point, à 55,4%, mais ce chiffre est arrivé légèrement en deçà des attentes des investisseurs qui pariaient sur une hausse plus prononcée.

Les investisseurs ont par ailleurs continué à scruter l'évolution de la situation en Ukraine, où de violents combats se poursuivent entre l'armée et les séparatistes.

Mais la Russie a repoussé lundi d'une semaine son ultimatum sur le gaz et la menace d'une coupure d'approvisionnement s'éloigne, faisant légèrement reculer la prime de risque géopolitique sur les prix. Cette menace inquiète l'Europe, puisque environ 30% des importations de gaz et de pétrole européennes proviennent de la Russie, et la moitié des importations en provenance de Russie transitent par l'Ukraine.

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