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Le pétrole continue de profiter des chiffres sur l'activité manufacturière aux Etats-Unis et en Chine

02/06/2014 11:42 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

Le pétrole s'appréciait légèrement mardi en Asie, continuant à profiter d'indicateurs manufacturiers positifs en Chine et aux Etats-Unis, deux principaux consommateurs de brut au monde.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet prenait 4 cents, à 102,51 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance gagnait 9 cents, à 108,92 dollars.

"Le marché du brut se focalise sur les statistiques d'activité manufacturière aux Etats-Unis et en Chine", notait Michael McCarthy de CMC Markets à Sydney.

La production manufacturière en Chine s'est renforcée en mai, à un plus haut depuis cinq mois, à 50,8 contre 50,4 en avril.

L'économie chinoise, qui marque un net ralentissement, est particulièrement scrutée par les opérateurs du marché pétrolier, la Chine étant le deuxième consommateur mondial de brut et un des principaux facteurs de croissance de la demande mondiale d'or noir.

Aux Etats-Unis, un indicateur manufacturier ISM pour le mois de mai a montré une accélération de l'activité en mai par rapport à avril, de 0,5 point, à 55,4%.

La crise ukrainienne, qui a pesé à la hausse sur les cours du brut ces dernières semaines, n'est plus un facteur déterminant, selon Michael McCarthy. Ses effets ont tendance à s'estomper "et les derniers développements ont peu d'impact" sur les cours, assure-t-il.

Des combats meurtriers impliquant snipers, mortiers et lance-roquettes ont opposé toute la journée lundi gardes-frontières et séparatistes prorusses à Lougansk, dans l'est de l'Ukraine.

Les violences dans cette partie du pays ont fait près de 200 morts --soldats, rebelles, civils-- depuis son déclenchement le 13 avril.

Sur le front énergétique, la Russie a accordé à l'Ukraine un répit d'une semaine en repoussant jusqu'au 9 juin son ultimatum sur le gaz et la menace d'une coupure d'approvisionnement qui inquiète l'Europe, objet de négociations cruciales à Bruxelles.

Ces négociations visent à un accord sur un plan d'apurement de la dette gazière et sur le prix du gaz. Le groupe russe Gazprom chiffre cette dette à 2,2 milliards de dollars, dont seuls 786 millions ont été récemment réglés, selon lui.

Lundi, le baril de "light sweet crude" avait perdu 24 cents, à 102,47 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le Brent avait fini à 108,83 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 58 cents.

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