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Réactions politiques à l'arrestation d'un suspect français dans la tuerie de Bruxelles

01/06/2014 01:37 EDT | Actualisé 01/08/2014 05:12 EDT

Voici des réactions politiques dimanche à l'arrestation d'un Français soupçonné d'être le tireur qui a tué quatre personnes au Musée juif de Bruxelles le 24 mai:

- Valérie Pécresse, ancienne ministre UMP : "J'étais totalement consternée de savoir que l'auteur de cette tuerie abominable, dont le caractère antisémite ne fait aucun doute, était Français, et comme tous les Français je suis inquiète de cette situation. Si le gouvernement propose des mesures de lutte contre toutes ces personnes qui vont faire le jihad et reviennent en France, oui, je le soutiendrai, mais (...) alors que la loi pénale arrive en discussion à l'Assemblée, je voudrais savoir ce que Mme Taubira compte faire pour lutter contre le prosélytisme en prison. Dans toutes les prisons d'Ile-de-France, nous savons qu'il y a aujourd'hui un prosélytisme des islamistes radicaux qui doit être empêché" (sur BFMTV et RMC avec Le Point).

- François Bayrou, président du MoDem: "La France peut et doit lutter contre les causes de ces dérives là. La parole libérée, soit disant libérée, qui s'affranchit de tous les principes et de toutes les réserves dont notre temps est friand, cela tombe sur des esprits faibles comme une graine et puis ça germe, et ces esprits là en viennent à des radicalisations et à des terribles crimes. Donc la première chose c'est de lutter contre ces affirmations et de dire chez nous nous ne les acceptons pas. Et la deuxième chose est policière, suivre, interpeller si possible préventivement, avoir l'arsenal juridique (...) C'est un devoir à l'égard des victimes, des communautés ciblées la communauté juive est ciblée. C'est aussi un devoir aussi à l'égard des musulmans français car eux on les regarde du coin de l'oeil (...) et ils n'en peuvent plus non plus d'être ciblés pour des dérives dans lesquels ils sont complètement absents" ("Tous politiques" France Inter/France24/Le Parisien)

- Xavier Bertrand (UMP), ancien ministre et député de l'Asine : "Les profils comme celui-là représentent un véritable danger pour notre pays. Ca fait partie des sujets sur lesquels il peut y avoir une forme d'union sacrée entre les partis politiques pour regrouper nos forces, ne pas donner place à la polémique". "Il n'y a pas quelques dizaines de personnes concernées (NDLR: par un départ à l'étranger pour le jihad), il y en a plusieurs centaines. Ca veut dire qu'il faut les suivre en permanence, les débusquer, dès qu'il y a le début d'une incrimination possible les prendre et veiller à ce que leurs entourages soient surveillés". Il en outre demandé à ce qu'il n'y ait "aucun amalgame entre la communauté musulmane et des radicaux "dangereux et fous", ni "aucun amalgame entre les questions d'immigration, qu'elle soit régulée ou clandestine et ces questions de terrorisme en puissance". (CPolitique sur France 5)

- Rachida Dati, eurodéputée UMP, ex-ministre de la Justice : "Garde des Sceaux, j'avais mis en place le premier programme très concret de lutte contre l'intégrisme et contre le prosélytisme en prison. J'étais convaincue de la pertinence et de l'urgence de ce programme, sans pourtant faire l'unanimité (...) Je regrette que cette dynamique ait été abandonnée après mon départ du ministère de la Justice (...) Le gouvernement doit aussi, dans l'intérêt de notre pays, mettre en place d'urgence une vraie politique d'intégration. Dans ce domaine, la gauche a toujours fait preuve d'angélisme, trouvant des excuses aux délinquants ou à des comportements anti-républicains, favorisant ainsi le communautarisme et les replis identitaires" (communiqué)

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