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Opposant iranien exécuté en représailles, selon les Moudjahidine du peuple

01/06/2014 04:29 EDT | Actualisé 31/07/2014 05:12 EDT

L'Iranien Gholamreza Khosravi Savadjani, condamné pour ses liens avec les Moudjahidine du peuple (opposition en exil) a été pendu dimanche en représailles à une révolte à la prison d'Evine à Téhéran, a déclaré le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).

"L'exécution de M. Khosravi est une représaille visant les prisonniers de la section 350 de la prison d'Evine où il se trouvait et les autres prisonniers qui continuent à résister à l'intérieur des prisons du régime fasciste religieux", a déclaré à Paris le CNRI dans un communiqué.

Les autorités iraniennes "considéraient M. Khosravi comme le principal instigateur de la protestation et la révolte des prisonniers politiques le 17 avril dans la section 350 de la prison d'Evine", a souligné l'organisation.

Gholamreza Khosravi Savadjani avait été condamné à mort en 2010. Il avait été arrêté en 2008, soupçonné d'avoir des contacts avec l'OMPI et d'avoir transmis des documents sensibles à l'opposition en exil, selon l'agence iranienne Irna.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International avait appelé samedi les autorités iraniennes à stopper son exécution, affirmant qu'il n'avait pas bénéficié d'un procès équitable. Selon Amnesty, le nouveau code pénal iranien ne prévoit la peine de mort que pour les opposants ayant "activement pris les armes".

Il était détenu à l'isolement à la prison d'Evine, dans le nord de Téhéran, avant son transfert vers Karaj.

Selon l'ONU, au moins 500 personnes ont été exécutées en 2013 en Iran, dont 57 en public.

Existant depuis 1965, avec pour objectif de renverser le régime du chah, puis le régime islamique, les Moudjahidine s'étaient installés dans le camp d'Achraf, au nord de Bagdad, pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), avec le soutien du régime de Saddam Hussein pour mener des actions armées contre l'Iran.

Ils ont été désarmés après l'intervention américaine en 2003, et le gouvernement irakien, en majorité chiite, qui s'est rapproché de Téhéran, cherche depuis à se débarrasser de leur présence, jugée encombrante.

ial/jh

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