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Les "violences" à Bangui dues à des manipulations "politiques" (Samba Panza)

01/06/2014 07:52 EDT | Actualisé 01/08/2014 05:12 EDT

La récente flambée de "violences" à Bangui est le fait "d'agitateurs qui essayent de manipuler les jeunes pour des raisons purement politiques", a affirmé dimanche la présidente Catherine Samba Panza, après avoir rendu visite à des victimes de la tuerie de Fatima.

Dix-sept personnes ont été tuées mercredi dans l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima, dans la capitale centrafricaine.

"Je ne comprends pas la raison de toutes ces violences", a déclaré la présidente de transition, estimant qu'il y avait des "avancées notables" sur le chemin de la sécurisation du pays.

Selon elle, "ces avancées ne plaisent pas à tout le monde. Il y a des ambitions, avérées, cachées. Ce sont ces agitateurs qui en sous-main essayent de manipuler, d'instrumentaliser les jeunes pour des raisons purement politiques", a déclaré Mme Samba Panza à l'occasion d'un déplacement à l'hôpital général de Bangui où elle a rencontré des victimes de la tuerie de l'église Notre-Dame de Fatima.

La présidente n'a pas donné de précisions sur ces "agitateurs" qui manipuleraient les jeunes. "Des enquêtes sont en cours. Dès que nous aurons des faits avérés, je pourrai en parler de manière plus précise", a-t-elle dit.

La capitale centrafricaine est sous tension depuis le massacre de mercredi. Vendredi, trois personnes ont été tuées par balle et plusieurs blessées au cours de manifestations qui ont rassemblé des milliers de personnes pour demander le désarmement de la dernière enclave musulmane de Bangui et le départ des soldats burundais de la force africaine, accusés d'avoir laissé faire la tuerie de Fatima.

Dimanche, le calme régnait dans Bangui. Les nombreuses barricades érigées sur les principaux axes de la capitale ces derniers jours n'étaient plus en place, permettant la reprise de la circulation après plusieurs jours de paralysie.

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