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La GRC évite d'importantes compressions dans des services essentiels

01/06/2014 02:30 EDT | Actualisé 01/08/2014 05:12 EDT
Radio-Canada.ca

OTTAWA - La Gendarmerie royale du Canada (GRC) évitera des compressions dans ses principaux services policiers — du moins, pour l'instant —, en raison d'ententes de financement révisées avec les provinces, de progrès technologiques et de rationalisations à l'interne.

Des manques de fonds ont récemment forcé la police fédérale à envisager de couper dans certains services nationaux, comme l'analyse d'ADN, les activités liées aux empreintes digitales et les services de renseignement sur le monde interlope.

Cette cure d'amaigrissement signifiait que près du cinquième du budget utilisé par ces services, soit 32,5 millions $, était plutôt utilisé ailleurs au sein de la GRC. Plusieurs acteurs du monde de la justice criminelle dépendent pourtant de cette expertise et de ces services.

Les policiers fédéraux «ne peuvent plus gérer» le déficit de financement et ont identifié «d'importantes compressions potentielles» aux Services nationaux de police, met en garde une note datant de 2013 destinée au ministre de la Sécurité publique, et publiée en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Selon Sean Jorgensen, le directeur pour la politique stratégique des services de police spécialisés au sein de la GRC, aucune compression n'a été effectuée jusqu'à maintenant.

«Nous sommes très près de régler le problème financier identifié il y a plusieurs années», indique-t-il en entrevue.

Il précise que la police fédérale continuera de vivre des pressions financières à cause des technologies de pointe dont a besoin la GRC, des extracteurs d'ADN robotisés aux microscopes à électrons . «Vous n'allez jamais résoudre un problème financier au sein des Services nationaux de police, puisqu'ils évoluent constamment.

Depuis leur création en 1908, ces services comprennent aujourd'hui des installations de médecine légale, le Programme canadien des armes à feu, un centre pour les enfants disparus et exploités, le registre national des agresseurs sexuels, ainsi que le Service canadien de renseignements criminels, entre autres.

Plusieurs rapports ont souligné que la multiplication des services n'a pas été suivie d'un soutien et d'un encadrement adéquats — et que ceux-ci sont plutôt gérés comme des activités individuelles.

Il y a trois ans, le vérificateur général a constaté que la GRC n'avait pas posé les gestes nécessaires pour améliorer les services policiers en mettant en place les recommandations découlant de trois précédentes évaluations remontant à l'an 2000.

Selon le vérificateur, le gouvernement fédéral, en collaboration avec les autres ordres de gouvernement, doit décider quels services sont offerts par la GRC, identifier leur méthode de distribution et qui en payera les coûts.

Dans le cadre d'initiatives de rationalisation, la GRC négocie des ententes de partage des coûts pour l'analyse d'ADN pour les provinces et territoires à l'exception de l'Ontario et du Québec, qui disposent de leurs propres laboratoires.

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