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Grand Prix d'Italie - Marquez vainqueur d'un duel au sommet avec Lorenzo

01/06/2014 11:19 EDT | Actualisé 01/08/2014 05:12 EDT

L'Espagnol Marc Marquez (Honda), à l'issue d'un superbe mano a mano avec Jorge Lorenzo (Yamaha) ponctué d'une douzaine de dépassements, a remporté dimanche le Grand Prix d'Italie, sa sixième victoire de la saison en autant de courses.

Rossi, troisième pour son 300e départ en Grand Prix, se retrouve deuxième au classement général.

"C'est une belle journée pour le MotoGP", s'est d'ailleurs exclamé le nonuple champion du monde italien après la chaude lutte qui s'est déroulée sur le circuit du Mugello. "Le moment le plus émouvant de la saison", a-t-il ajouté faisant référence au bruyant hommage rendu par ses fans à chacune des ses apparitions.

Les Espagnols Dani Pedrosa (Honda), Pol Espargaro (Yamaha Tech3) et les Italiens Andrea Dovizioso (Ducati) et Andrea Iannone (Ducati Pramac) ont également offert un beau spectacle et terminent dans cet ordre au pied du podium, à une quinzaine de secondes de Marquez.

Lorenzo, en tête dès le premier tour d'une course qui en comptait vingt trois a largement tenu tête au champion du monde en titre, offrant un duel de toute beauté.

Marquez, resté à 3/10e maximum de ce que d'aucuns considéraient comme sa "future proie", est effectivement passé en tête au 17e tour avant de devoir subir les nombreux assauts de Lorenzo jusqu'au drapeau à damiers qu'il passe pour la première fois en tête au Mugello.

"Une fois doublé j'avais l'impression de pouvoir repasser devant lui assez facilement mais le souci, c'est qu'une fois en tête, je n'arrivais plus à le lâcher!", a expliqué Lorenzo.

- Aucun cadeau -

Le théâtre de leur empoignade ne s'est pas limité à la fameuse courbe de San Donato, qui conclut la longue ligne droite des stands mais dans pratiquement tous les virages du circuit dès qu'un espace, le plus minime soit-il se présentait.

"On savait que la Yamaha serait bien dans les virages à rayon moyen et on a décidé de rallonger la 6e vitesse de la Honda pour le passer dans les lignes droites", a expliqué Marquez.

Avant de se lancer dans une belle empoignade, les deux hommes avaient fait comprendre qu'ils ne se feraient aucun cadeau, leurs différentes glissades, qui étaient même par moment prêtes à les désarçonner, l'attestaient depuis le début de la course.

A la vue des précédents épisodes, les spectateurs s'imaginaient que Marquez allait choisir son moment pour doubler, accentuer comme d'habitude un écart important pour signer ce sixième succès. "Je ne m'attendais pas à la suite!", a confirmé Marquez.

En effet, les choses ne se sont pas passées comme à l'accoutumée. Lorenzo qui avait beaucoup à se faire pardonner auprès de ses supporters après un début de saison médiocre - un seul podium en 5 courses - n'a pas voulu se faire croquer tout de suite par le pilote - il en convient lui-même - le plus rapide sur la piste actuellement. Un duel finalement perdu pour 123/1000e de seconde après 120 km parcourus à très grande vitesse.

Auparavant, une lutte collective - une habitude dans cette catégorie - avait opposé les meilleurs en Moto3.

L'Italien Romano Fenati (KTM) a fini par l'emporter devançant les Espagnols Isaac Vinales (KTM) et Alex Rins (Honda) de respectivement 10/1000e et 11/1000e de seconde. Victime d'une chute dans le dernier tour, l'Australien Miller conserve la tête du Championnat.

En Moto2, l'Espagnol Esteve Rabat (Kalex) a repris goût à la victoire - son dernier succès remontait au Grand Prix d'Argentine - et a conforté sa place de leader de la catégorie d'autant que son coéquipier et principal adversaire pour le titre actuellement, le Finlandais Mika Kallio n'a terminé qu'en sixième position perdant de précieux points.

syd/jde

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